Agri79 Informations 05 avril 2012 à 16h09 | Par D.P.

Apiculture - Le cheptel doit se renouveler, les générations d’apiculteurs aussi

Maintien du cheptel et installations d’apiculteurs sont deux des préoccupations du GDS apicole qui tenait son assemblée générale le 17 mars à la chambre d’agriculture.

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- © Réussir
L’année 2011 a, selon le président du GDS apicole, enregistré une production de miel quantitativement similaire à celle de 2010 à savoir 30 kg par an et par ruche chez les apiculteurs professionnels. Et François Chauveau de préciser :
« C’est une production moyenne sous des conditions climatiques très atypiques ». A noter également une dichotomie nord sud : « Si la miellée de printemps s’est révélée correcte dans le nord du département, elle a été médiocre dans le sud. Et la tendance s’est inversée pour la miellée d’été ».
Ce miel est produit par un peu moins de mille apiculteurs deux-sévriens dont 800 amateurs qui ne possèdent pas plus de dix ruches (une ruche abrite de 60 000 à 80 000 abeilles) et produisent du miel pour la consommation familiale, 150 semi-professionnels détenteurs de 10 à 200 ruches et une quarantaine de professionnels possédant chacun plus de 200 ruches. Ces deux dernières catégories approvisionnent le marché local, les GMS... « Vivre de ce métier est aujourd’hui difficile alors qu’il n’y a aucun problème de débouché, martèle le président du GDS apicole. Dans l’Hexagone, 35 000 tonnes de miel sont consommées chaque année et seules 15 000 à 20 000 tonnes sont produites en France. Aujourd’hui nous avons un problème de maintien du cheptel et de renouvellement des générations d’apiculteurs. »
Le département n’a en effet quasiment pas enregistré d’installations depuis 1995 ou les rares apiculteurs à s’être installé ont jeté l’éponge. Aussi, la profession se mobilise notamment à travers la structuration de la filière.

Un cheptel malade
« Si le cheptel était bien portant au printemps, il a décliné au mois de juin. » Un constat aux causes multiples non toutes identifiées selon l’apiculteur. La nosémose, maladie virale qui affecte le système immunitaire de l’hyménoptère, a sa part de responsabilité. Ainsi que le frelon asiatique et les produits phytosanitaires même si « l’ensemble de la profession agricole a modifié ses pratiques quant à l’application de ces produits. D’ailleurs le nombre conséquent de formations Certiphyto en est le témoignage ». Et François Chauveau de conclure : « Il y a vingt ans, le taux de renouvellement du cheptel était de 3% à 5%, il est aujourd’hui de 30% voire 50%. L’impact économique est conséquent ».
Haro sur le frelon asiatique
La lutte contre le frelon asiatique ne faiblit pas et, comme le rappelle François Chauveau, « c’est le moment de piéger les reines ». La commune de Celles-sur-Belle est d’ailleurs un bel exemple de mobilisation : dix nids ont été détruits il y a 3 ans, 70 il y a 2 ans et 40 il y a un an.
Contact : Fdgdon au 05 49 77 16 55.

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