Agri79 Informations 25 septembre 2008 à 13h52 | Par Brilac

Dossier caprins - Plan de pérennisation pour bien vivre du lait de chèvre

Retrouvez cette semaine dans votre journal Agri79 un dossier spécial caprins : explications, interview, reportage, etc. Le Poitou-Charentes reste la première région caprine française avec 1 300 points de collecte. La filière lance son plan de pérennisation pour couvrir 85 % des besoins en lait.

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Le Poitou-Charentes reste la première région caprine de France avec 1 400 exploitations et 234 millions de litres collectés, soit 53 % de la collecte nationale.
Le Poitou-Charentes reste la première région caprine de France avec 1 400 exploitations et 234 millions de litres collectés, soit 53 % de la collecte nationale. - © DR
Faisant le diagnostic d’une trop grande dépendance vis-à-vis de l’importation et de la nécessité de redynamiser l’élevage en région, la filière caprine lance son plan de pérennisation. Les objectifs visés sont d’assurer un bon niveau de revenu aux producteurs, assurer la transmission des exploitations sur le territoire et la couverture des besoins en lait au minimum à hauteur de 85 %. 1 400 exploitations caprines sur le territoire régional Avec 1 300 points de collecte et 130 producteurs fermiers, ramenés à un effectif national de 5 200 exploitations, le Poitou-Charentes demeure la première région caprine française. La taille moyenne des exploitations est de 220 chèvres. En 2007, 234 millions de litres ont été collectés dans la région, soit 53 % de la collecte nationale. La nécessité de relancer la production Sur les marchés, les fromages de chèvre ont toujours le vent en poupe. La consommation de chèvres en libre-service a augmenté de 2,9 % en volume et 6,5 % en valeur sur la période d’août 2007 à juillet 2008. La production régionale et nationale peine à couvrir ce développement. En 2007, 104 millions de litres ont été importés pour pallier la baisse de la collecte. Aujourd’hui, la baisse des livraisons atteint 5 % sur les sept premiers mois de 2008 et la disponibilité du lait en Espagne devient limitante. Transformateurs et éleveurs analysent que la baisse de la production est en partie conjoncturelle : mauvaise qualité des fourrages récoltés en 2007, conduites d’élevage moins intensives du fait de l’augmentation du coût des aliments. Mais le développement des marchés et la réduction des importations laissent un espace de production et de revenu pour installer des jeunes et conforter les exploitations en place. Par ailleurs, 40 % des éleveurs caprins ont aujourd’hui plus de 50 ans. Si elle souhaite conserver son leadership, la filière régionale doit relancer la dynamique d’élevage. Un plan de pérennisation en trois axes Pour conforter l’attrait de la production caprine, la revalorisation du prix du lait est un levier essentiel. Mais d’autres actions structurantes sont conduites en parallèle pour préparer l’avenir. La filière met l’accent sur l’appui technique des éleveurs, pour améliorer les revenus et renforcer la durabilité des exploitations. Elle met en place, avec le soutien des collectivités territoriales et en collaboration avec les ADASEA, le Plan d’Installation – Transmission Capr’1, pour accompagner les jeunes et les cédants. Le dernier axe du plan de pérennisation porte sur la promotion de la production caprine : auprès des jeunes, des prescripteurs et accompagnateurs de projets, avec la diffusion des innovations et solutions pour bien vivre du lait de chèvre, en valorisant l’identité caprine Charentes-Poitou. L’ensemble des acteurs de la filière, producteurs, transformateurs et services techniques se mobilisent dans ce plan. Brilac
Repère - Lors de la campagne de lactation 2006-2007, la région dénombrait 29,7 % de mises bas en janvier et 22,2 % en février. Les Deux-Sèvres conservent la palme du plus important effectif caprin. Avec 249 950 têtes au 1er décembre 2007, le département devance la Vienne (106 600 têtes), la Charente (31 650) et la Charente-Maritime (27 230). Sans création d’ateliers caprins, la France compterait moitié moins d’élevages en 2015 qu’en 2005. L’institut de l’élevage prévoit 3 540 élevages français en 2015.

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