Agri79 Informations 17 mars 2010 à 15h35 | Par C.P.

Foire concours - La qualité bouchère primée à Lezay

L’édition 2010 de la foire concours d’animaux de boucherie organisée à Lezay bat les records de fréquentation. La médiocrité des cours incite les éleveurs à courrir les prix, garants de plus-values.

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Une bête qui répond aux critères de la qualité bouchère présente généralement une viande goûteuse et tendre. Le bien-être animal et le temps de maturation de la viande après abattage peuvent toutefois  influencer nettement le résultat.
Une bête qui répond aux critères de la qualité bouchère présente généralement une viande goûteuse et tendre. Le bien-être animal et le temps de maturation de la viande après abattage peuvent toutefois influencer nettement le résultat. - © DR

Quatorze heures, jeudi 11 mars. Les hauts parleurs portent la voix de Bernard Proust. Sous la halle de Lezay, à la demande du responsable du marché, les visiteurs se mettent en mouvement. Ils quittent les allées dans lesquelles les juges sont appelés à œuvrer. Par petite équipe de trois, les experts ont jusqu’à 17 heures pour sortir dans chaque catégorie les prix d’excellence, les prix d’honneur et les prix de championnat. Pas de temps à perdre. L’édition 2010 du concours national de bovins de boucherie toutes races de Lezay compte 345 bêtes. « Un record, précise Bernard Proust. La médiocrité des cours incite les éleveurs à courir les prix, garants d’une plus-value. » Le taux de vente de 98% enregistré en 2009 à Lezay au terme du concours « n’est sûrement pas étranger à la bonne participation de cette année », poursuit-il. A trois semaines des fêtes de Pâques, les acheteurs entament leur tour de France à la recherche des animaux qui offriront la meilleure viande. 

 

Les animaux soumis à l’œil des juges

Bouchers traditionnels, grandes surfaces… tous les commerçants veulent afficher à cette occasion  la qualité des produits qu’ils proposent à la vente. S’ils consentent à mettre le prix, c’est en échange d’une plaque. Vincent Tribert, Bruno Billerot et David Roy, les membres de l’un des jurys à l’œuvre cet après-midi, ont conscience de l’enjeu de leur verdict. « Un euro de plus par kilo de carcasse, ce n’est pas rien », commentent avec envie Loïc et Jean-François Micheneau, éleveurs à Loiré-sur-Nie (Charente-Maritime) venus présenter un Baby. Dans les allées, on évoque même de possibles mises à 9 ou 10 euros le kilo carcasse pour le nec plus ultra du concours, les grands prix d’excellence. « Le fin du fin », tel que qualifié par les juges, « c’est une bête mûre, de longue main, sans poitrine pour limiter les plats de côtes, et avec de l’arrière et un dos droit et large », décrivent-ils en parcourant les allées où sont installées les génisses des deux sections qu’ils ont à juger. De devant la bête, de derrière, sur le côté, ils regardent, touchent, commentent, échangent… rien n’est laissé au hasard. Ils apprécient la forme de la culotte, l’épaisseur des membres et du gras, la ligne de dos, le volume du collier… « Très vite, témoigne Bruno Billerot, également directeur de la coopérative Corel, le trio de tête se détache. » Reste ensuite à fixer l’ordre de classement. Les jurés partagent leur point de vue. « Souvent ça se joue à rien », affirment les professionnels. Dans ce type de rassemblement, le niveau est très élevé. Les bêtes présentées sont de grande qualité bouchère. « Les éleveurs savent les préparer. Engraissées pendant sept à huit mois, elles présentent un bel état. Pas trop grasses, mais suffisamment tout de même, leur viande sera tendre et goûteuse », estiment les experts fixant une échelle de valeurs pour préciser leur pensée. « Si la note 1 qualifie une bête qui manque de gras, la note 5 qualifie un animal qui en possède en excès. A 3,5, on a le meilleur compromis », fixent-ils au risque de déplaire à la grande distribution qui, « souvent stricte dans la gestion des déchets, privilégie des animaux notés à 2 ». 

A 16h30, les résultats tombent. Dans la première section  génisses blonde d’Aquitaine la numéro 170 (SCEA la Bouchaillère Torfou, 49) enlève le grand prix d’excellence. La 307 (EARL la Picardie, Juscorps, 79) enlève celui de la seconde section jugée au cours de l’après-midi. Une fois les récompenses annoncées et affichées, la vente est lancée à 17 h. Sous la halle de Lezay, les négociations sont ouvertes. 

«  Au terme de la manifestation, 95,5% des bêtes avaient trouvé acquéreur. Une très bonne vente », juge Bernard Proust satisfait également des prix pratiqués.        


Grands prix de championnat 

GAEC des Bois, La Bisonnière à La Peyratte : grand prix de championnat génisses ;

EARL Le grand Coin à Coulon : grand prix de championnat vaches ;

EARL La Commanderie à Puyravault, M. Pierre Picoron : grand prix de championnat boeufs ;  

M. Jany Bordevaire Jany, Verrines à Sainte-Soline : grand prix de championnat jeunes bovins.


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