Agri79 Informations 12 mai 2011 à 16h36 | Par Stéphane Lafoix

Fourrages - Adapter le système fourrager à la sécheresse

Après une année déjà difficile en 2010 sur le plan fourrager, les quatre premiers mois de 2011 semblent augurer des difficultés fourragères pour les systèmes d’élevage deux-sévriens. Des alternatives s’offrent aux éleveurs avec les fourrages d’été.

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Mélanges céréaliers ou sorgho constituent de bonnes alternatives en tant que fourrages d’été.
Mélanges céréaliers ou sorgho constituent de bonnes alternatives en tant que fourrages d’été. - © DR

Pour limiter voire regonfler les stocks fourragers les éleveurs peuvent prévoir dès aujourd’hui des alternatives avec les fourrages d’été : sorgho, mélanges céréaliers, moha, colzas fourragers, navette...Le sorgho a quant à lui la particularité d’exiger 20 à 40% d’eau en moins que le maïs pour produire 1 kg de matière sèche. Il peut atteindre des rendements de 6 à 9 tonnes de matière sèche et devient exploitable 70 jours après le semis avec  50% de plantes épiées. Le sorgho a besoin de plus de 12°C pour germer et d’un peu de pluie. La fertilisation est la même qu’un maïs. Le sorgho est aussi appétant pour les vaches que pour les brebis.


Avantages des mélanges céréaliers
Les mélanges céréaliers sont faciles à réaliser, productifs et demandent peu d’intrants. La céréale fait office de tuteur, le mélange empêche le salissement de la parcelle et diminue la pression des maladies. Le semis se réalise à près de 170 kg/ha dont 50 kg de protéagineux. Les mélanges céréaliers  se récoltent en ensilage au stade feuillu à grains  laiteux-pâteux. Le rendement peut atteindre de 8 à 12 tonnes de matière sèche. La récolte précoce  permet de laisser la place à une nouvelle culture de fourrage d’été.


Le moha à la fauche ou au pâturage
Le moha qui aime la chaleur et résiste bien à la sécheresse a un cycle de végétation  très court et permet d’obtenir  4 à 7 tonnes de matière sèche à la fin de l’été. Derrière une céréale, le moha peu permettre un pâturage jusqu’à la mi-octobre. Le semis se réalise entre 18 et 25 kg/ha et peut débuter dès la fin du printemps (juin). Plus les semis seront tardifs (au-delà de la mi-juin), plus on prend des risques sur la levée et le rendement.


Le colza fourrager : une bonne réponse au pâturage
Le colza fourrager pourra être implanté derrière une céréale à raison de 5 à 9 kg/ha, son cycle est très court (il peut atteindre 7-8 semaines pour les variétés précoces) et les rendements peuvent atteindre de 4 à 5 tonnes de matière sèche par hectare. Il s’intercale donc très bien entre deux cultures. Il produira un pâturage riche au mois d’août et riche en matière azotée permettant de limiter les prélèvements sur les stocks fourragers (fourrages et concentrés). La part du colza dans la ration doit être limitée au fil ou par le temps d’accès à la parcelle à 40% de la ration des bovins ou des ovins. En ovins, le colza est idéal pour des brebis de retour d’éponge encore en lactation ou des brebis en reprise de poids avant une mise en lutte.Les cultures présentées offrent des possibilités pour limiter l’impact de la sécheresse sur les stocks fourragers en plein été. Malgré tout elles nécessitent tout de même un minimum de pluviométrie principalement pour la levée.


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