Agri79 Informations 10 octobre 2018 à 11h00 | Par Agri79 Informations

La génétique, meilleure alternative aux néonicotinoïdesABEILLESUneLe colloque « Insectes pollinisateurs en grandes cultures », mardi 25 septembre, au CNRS de Chizé, a été l'occasion d'&a

Le colloque « Insectes pollinisateurs en grandes cultures », mardi 25 septembre, au CNRS de Chizé, a été l'occasion d'évoquer les alternatives aux néonicotinoïdes sur l'orge et le blé, qui prennent en compte les abeilles et autres pollinisateurs.

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Des variétés d'orge fourragère sont résistantes à la jaunisse nanisante de l'orge (JNO).
Des variétés d'orge fourragère sont résistantes à la jaunisse nanisante de l'orge (JNO). - © Gutner Reussir SA

2018Jean-Baptiste Rocher, agri-culteur du réseau Océalia, à Savigné, dans la Vienne, cultive 140 ha de céréales, dont environ 50 ha de blé, 30 ha de maïs irrigué, 20 à 30 ha de colza, selon les années, 15 ha d'orge fourragère et 5 ha d'orge brassicole, 5 à 10 ha de soja. Il a arrêté le traitement Gaucho, qui enrobait la semence et protégeait les plants des pucerons jusqu'au stade 3 feuilles, sur ses céréales à paille (blé, orge et colza) en 2013, conformément à la législation européenne.

Dès lors, Jean-Baptiste Rocher a cherché des alternatives aux néo-nicotinoïdes - le principe actif du Gaucho étant l'imidaclopride, de la famille des néonicotinoïdes. Son premier conseil est de semer à partir du 20 octobre, pas avant, pour éviter les attaques d'insectes. Aude Carrera, ingénieure régionale chez Arvalis, abonde en son sens : « Il faut arrêter le semis pré-coce. La date de semis a un effet fort ; semer plus tard est une solution ». Un bémol, tout de même : les années « douces », il peut y avoir des pucerons jusqu'à mi-décembre, relèvent Aude Carrera et l'agriculteur.

Le traitement Gaucho protégeait les plants des pucerons, eux-mêmes porteurs potentiels de viroses, telle la jaunisse nanisante de l'orge (JNO), maladie de l'orge et du blé. Jean-Baptiste Rocher préconise de choisir des variétés en orge tolérantes à la JNO. Il en existe en orge fourragère mais pas en orge brassicole. Et en blé, il n'existe pas de variété résistante à cette maladie. « On peut limiter les pertes à 10 % grâce aux variétés tolérantes à la JNO. Cette protection est très efficace », souligne Aude Carrera. Quand l'offre génétique est disponible, les agriculteurs la saisissent. « On attend des avancées génétiques. La meilleure réponse pour supprimer les insecticides, de tous types, sur les céréales à paille, c'est la génétique », insiste Jean-Baptiste Rocher.

 

ANNE FRINTZanne.frintz@agri79.frJ

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