25 juin 2015 à 08h00 | Par Christelle Picaud

La gestion du troupeau simplifiée par l’appli SYNel +

Depuis que ses vaches l’appellent alors qu’elles vont mettre bas, Olivier Collardeau a adopté sans réserve l’assistance des outils informatiques. Dernièrement via l’appli SYNel+, il simplifie, accélère et sécurise la gestion de son troupeau et les démarches administratives inhérentes à l’élevage.

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La dématérialisation des documents d’élevage est l’avenir selon Olivier Collardeau. Enregistrées, les informations sont disponibles sur un serveur à la disposition de l’éleveur. « C’est sécurisant et rapide », juge l’exploitant.
La dématérialisation des documents d’élevage est l’avenir selon Olivier Collardeau. Enregistrées, les informations sont disponibles sur un serveur à la disposition de l’éleveur. « C’est sécurisant et rapide », juge l’exploitant. - © N.C.

Les journées qui se terminent par de la paperasse sont trop nombreuses. Olivier Collardeau est un éleveur mais, il est aussi père de deux jeunes filles. La journée de travail sur la ferme terminée, le père de famille aspire à autre chose que l’enregistrement des données de l'élevage en soirée. « D’autant, il faut bien le reconnaître, que les démarches administratives sont de plus en plus nombreuses en agriculture », juge-t-il.
Depuis trois à quatre ans, l’exploitant, associé à ses parents au sein de l’Earl Elevage Collardeau, modernise son outil. Les bâtiments de stockage de paille et de matériel sont couverts de panneaux photovoltaïques. Pour réduire l’astreinte le week-end, les exploitants ont investi dans un détecteur de vêlage. « Si la vache vêle, elle me téléphone », sourit Olivier. Dès lors, il a deux heures pour rejoindre l’étable et veiller au bon déroulement de la naissance. Le reste du temps, il est disponible pour les siens.
Depuis cet investissement, l'agriculteur a appris à vivre avec son portable dans sa poche, au plus loin sur la table de nuit. Une familiarisation qui l’an dernier, les barrières psychologiques tombées, l’a amené à adopter SYNel app.  « Cette appli installée sur mon smartphone simplifie mon travail, me fait gagner du temps et sécurise mes démarches », juge l’utilisateur.
L’élevage implanté à Villiers-sur-Chizé, compte 110 vêlages en race blonde d’Aquitaine. Cent cinquante hectares de SAU sont conduits en parallèle. « Il y a trois ans, mon adhésion au service Mes Parcelles de la chambre d’agriculture m’a conduit au logiciel SYNel+. Effectivement, avec l’outil de gestion du plan de fumure, la chambre me proposait le logiciel de gestion de troupeau. Interface entre l’élevage et l’Arsoé, ce matériel sécurisait mes enregistrements », juge l’investisseur.
Dans le pack, l’agriculteur trouve l’appli SYNel. « Je ne ferai pas marche arrière », affirme-t-il. Et d’expliquer : « Mercredi j’ai suivi huit vêlages. La naissance réalisée, les animaux sous les yeux, j’ai enregistré en quelques clics les nouveaux nés. C’est rapide et en plus chaque information enregistrée renforce les données de mon élevage. Aujourd’hui je travaille autour de mes animaux avec ma mémoire dans ma poche », sourit-il.
Enregistrement des naissances et commandes de boucles sont réalisés in situ. « A chaque intervention de l’inséminateur, la date de l’IA et la semence utilisée sont enregistrées sur le serveur de l’Arsoé. Il en est de même pour les pesées réalisées par le contrôle de performance. Lorsque j’ouvre SYNel App, j’ai accès à toutes ces informations. » Pour ce sélectionneur, vendeur de génétique, l’outil est une aide précieuse pour le suivi du troupeau. « Trente-sept jours après l’IA je reçois une alerte. L’échographie doit être effectuée pour confirmer la gestation. Par ailleurs, lorsqu’un éventuel acheteur de taureau visite l’élevage, en quelques clics je peux lui fournir le pédigree de l’animal qui l’intéresse ainsi que les carrières de ses ascendants, ses index également. C’est très pratique et ça inspire confiance », croit l’exploitant.
Satisfait de ce matériel qui s’ajoute à une panoplie de plus en plus large d’outils d’aide à la gestion ou à la décision, Olivier Collardeau n’en est pas moins critique sur quelques points. « Il manque sur cette application la possibilité d’enregistrer les événements sanitaires. Concernant les alertes, le système n’est pas optimal. Nous sommes obligés de lancer l’appli pour savoir si une alerte est émise. Si elle était envoyée par mail ou symbolisée sur l’icône de l’appli, le système gagnerait en pertinence .»

A lire un dossier de 6 pages dans Agri 79

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