Agri79 Informations 24 septembre 2009 à 09h52 | Par D. Peronnet

Littérature - L’automne et ses bonnes feuilles régionales

Tandis que les plumes de la rentrée littéraire font la une des médias, les plumes régionales se faufilent plus discrètement dans les rayons des librairies.

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365 jours en Deux-Sèvres, à paraître en octobre, au prix de 30 euros.
365 jours en Deux-Sèvres, à paraître en octobre, au prix de 30 euros. - © DR

Pour cette rentrée littéraire, pas moins de 659 livres sont au rendez-vous. L’incontournable Amélie Nothomb nous livre Le Voyage d’hiver, dans une plume ciselée. Frédéric Beigbeider  se raconte avec acidité dans Un Roman français… Reste maintenant l’inéluctable course aux prix littéraires, laquelle agite le tout-Paris tandis qu’en région, les livres prennent tranquillement leur place dans les rayons des librairies.  

La maison d’édition Geste éditions basée à La Crèche annonce, quant à elle, 48 nouveaux livres pour les mois d’octobre et novembre. « On se rapproche de la période de Noël pour sortir les livres, souligne Anne Quiblier, attachée de presse à Geste éditions. Ensuite, mars et avril constituent la seconde période de sortie. » Pour cette rentrée, l’accent est mis sur deux collections dont la parution a  débuté fin 2008 - début 2009 : 365 jours en Deux-Sèvres de Sylvie  Deborde et De long en large consacré cette année à la Gironde et à la Charente-Maritime. Ces ouvrages appartenant à la collection Beau-Livre sont truffés de photographies.

Peu d’invendus

Chaque livre est en moyenne tiré à 2 000 exemplaires, 10 000 pour des livres distribués dans toute la France tels que Le grand almanach de la France et Se souvenir des années 60, 365 jours en France. Lequel pourrait caracoler en tête des ventes selon l’attachée de presse. Quant aux invendus, Anne Quiblier souligne qu’ils sont moindres : « Les ouvrages se vendent sur le long terme et nous ne subissons pas les effets de mode qui agitent le marché de la littérature en général. Et puis nous sommes proches de notre lectorat et de leurs attentes. Les acheteurs sont des gens du coin, âgés d’une cinquantaine d’années et plus. Les touristes, quant à eux, achètent les guides touristiques ».

Quant à Thomas, responsable du rayon régionaliste-pratique et beaux-arts à La Librairie des halles à Niort, il attend les nouveautés en matière de littérature régionale. « Pour l’instant on en a reçu cinq, la plupart vont arriver au mois d’octobre. » 90 % des livres régionaux de la librairie proviennent de Geste éditions. « On nous présente les nouveautés, nous choisissons en fonction du caractère local, de l’originalité et de la qualité de l’ouvrage. Ce sont les beaux livres de photos qui se vendent le mieux, les romans régionalistes ont plus de mal. Les ventes de ces livres régionaux représentent à peine 10% de l’ensemble des ventes, ce n’est pas énorme mais c’est un secteur où il est difficile de se renouveler », conclut-il.     


Suzanne Bontemps s’adonne à l’écriture depuis dix ans.
Suzanne Bontemps s’adonne à l’écriture depuis dix ans. - © DR

«  C’est la vie des gens qui m’a donné envie d’écrire »

SUZANNE Bontemps, figure épistolaire régionale, a encore un autre livre sous le coude. Et si c’est la vie des gens qui lui a donné envie d’écrire, son prochain opus raconte l’histoire d’un chien. Le livre est terminé, sa sortie est pour l’heure indéterminée. Patience donc. Et comme son livre préféré, «  c’est toujours le dernier », ses lecteurs ne devraient pas être déçus par cette femme qui souhaite témoigner de la vie d’autrefois. « Je veux que les jeunes sachent qu’aurefois la vie était dure mais qu’on était heureux ».

Cette ancienne commerçante faisait partie de la Société d’éthonologie et de folklore du Centre-Ouest. 

« Je faisais des animations, j’écrivais des petits textes et mon fils m’a encouragée à les réunir dans un livre. » Son histoire livresque débute alors par Au pays de la mojhasse tiré à 2000 exemplaires. « Et puis le virus de l’écriture s’est emparé de moi, je me lève même la nuit pour écrire. » 

Auteur de sept ouvrages publiés, c’est sa septième œuvre, intitulée Traîne la grolle, qui enregistre le plus gros tirage à savoir 5 000 exemplaires. A chaque exemplaire vendu (d’un montant de 20 euros environ), Suzanne perçoit 1,06 euro. « Je n’écris pas pour gagner de l’argent », conclut-elle.


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