Agri79 Informations 14 avril 2011 à 14h17 | Par G. R.

Parthenaise - La parthenaise continue sur sa lancée dans et hors de son berceau

Les effectifs de la race ont progressé de 6,5% en 2010 et 39 000 naissances ont été enregistrées dans 1 250 élevages. La parthenaise continue à progresser dans et hors de son berceau d’origine.

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Serge Bonnanfant, président de l’OS, estime que les effectifs de la race devraient continuer à progresser.
Serge Bonnanfant, président de l’OS, estime que les effectifs de la race devraient continuer à progresser. - © DR

Présente dans 58 départements, la parthenaise poursuit son développement. L’organisme de sélection qui tenait son assemblée générale la semaine dernière enregistre une progression des effectifs de 6,5%, avec 2 300 naissances de plus qu’en 2009, pour atteindre un effectif total de 39 000 naissances. Les départements des Deux-Sèvres, de Vendée, du Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique, détiennent à eux seuls 88% de l’effectif national, dont plus de la moitié pour le Poitou-Charentes (51% de l’effectif ) et 47% pour les éleveurs des Deux-Sèvres.Parmi les 1 250 élevages, 30% sont inscrits au livre généalogique, ce qui correspond à 13 000 naissances, soit une base d’une sélection qui progresse de 700 animaux. L’objectif consiste à atteindre 40 000 vaches cette année, surtout grâce à un développement dans son berceau régional, mais aussi autour de noyaux dans le Nord, en Bourgogne et en Midi-Pyrénées, là où existent des troupeaux aux petits effectifs. « Les effectifs devraient continuer à augmenter dans les prochaines années car beaucoup de troupeaux sont en cours de constitution dans ces régions-là », estime le président Serge Bonnanfant pour qui les qualités bouchères sont le principal atout des parthenaises. Pour les éleveurs, l’inscription des élevages n’est pas une fin en soi. « Elle donne de la valeur au cheptel et permet de travailler à l’amélioration de son revenu », assure-t-il, alors qu’il parle « d’investissement dans un outil de travail ». Car selon lui, même si les taureaux coûtent chers, ils sont rentabilisés par des femelles qui vêlent bien. Ce qui est confirmé par un taux de césarienne de 4%, qu’il juge « raisonnable ». L’OS a décidé de mettre en place un programme pour recréer des lignées non porteuses du gène culard.Les qualités maternelles, les aptitudes au vêlage, sont considérées comme les atouts majeurs de la race, avant la morphologie et le développement musculaire. Les valorisations sont reconnues pour des femelles vendues 4,50 € le kilo pour un poids moyen de 470 kilos. « Jusqu’à aujourd’hui, la commercialisation ne pose pas trop de problème, mais la filière doit se préparer à développer ses débouchés en vue d’un plus grand nombre d’animaux à sortir dans les prochaines années », prévient Serge Bonnanfant, lançant un appel aux éleveurs qui n’auraient pas obtenu de certification pour le Label rouge.Les mâles de moins de 13 mois sont recherchés pour l’exportation. Leurs meilleurs résultats sont obtenus grâce à une alimentation sèche après sevrage, à base de céréales et de paille. Les écarts de prix entre jeunes bovins de moins de treize mois à 350 kilos de carcasse et de plus de treize mois à 400 kilos s’élèvent à plus de 8%.La station d’évaluation de Melle aura vingt ans cette année. Les 1 300 taureaux qui y ont été évalués ont apporté la preuve de son intérêt puisqu’en moyenne, leur valeur génétique est supérieure à celle de la race.

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