Agri79 Informations 25 février 2015 à 08h00 | Par S. B.

Souplesse des fourrages et pâturage tournant pour mieux vivre

A l’Earl Bruneau Martin à Genneton, 110 vaches limousines et une cinquantaine de taurillons de 13 mois sont élevés, à côté des chèvres et des volailles.Cela avec un coût de production dépendant des fourrages et de la bonne valorisation des animaux.

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Insémination, transplantation et sélection aidant, le troupeau de limousines inscrites s’est agrandi pour compter aujourd’hui 110 vêlages.
Insémination, transplantation et sélection aidant, le troupeau de limousines inscrites s’est agrandi pour compter aujourd’hui 110 vêlages. - © S. B.

Lorsque Thierry Bruneau s’est installé en 1978, les chèvres dominaient sur l’exploitation des Renaudières à Genneton. Aujourd’hui restent 200 chèvres alpines dont Marie Sylvie s’occupe à plein-temps ainsi que quelques brebis et génisses d’embouche pour manger les refus et pâturer les prairies naturelles fortes en 1978 de 63 ha. Sur ces terres de l’Argentonnais où  roche et argile se côtoient, il n’est pas aisé de cultiver des fourrages mais après une reprise de l’exploitation familiale en 1990 sur des terres moins ingrates pour 40 ha et surtout après un épisode de marché du gras moins favorable, Thierry a acheté une dizaine de génisses limousines dans le berceau de la race en 1992. « Parce qu’elles vêlent bien et pour la génétique », assure l’éleveur qui est depuis adhérent au syndicat de race. Insémination, transplantation et sélection aidant, le troupeau de limousines inscrites s’est agrandi pour compter aujourd’hui 110 vêlages. « Ils ont lieu en octobre pour la grande majorité puis les jeunes mâles sont sevrés avant que tout le reste du troupeau ne passe au pâturage. » Jean-Charles est quant à lui arrivé en 2012 sur l’exploitation en investissant avec Bellavol dans un poulailler  de production de dindes et de poulets, cela afin de générer un revenu supplémentaire pour un mi-temps. Jean-Charles s’occupe aussi des bovins viande. Avec un troupeau stabilisé et 60 ha de plus désormais défrichés et prêts pour le pâturage, les objectifs des exploitants sont de travailler pour un revenu acceptable en maîtrisant le coût de production avec la production d’herbe de qualité.



L’apprentissage du pâturage tournant
« Sur les 177 ha que compte l’exploitation dont 20 ha de céréales pour les concentrés et 12 ha de maïs irrigués dont 5 ha en ensilage, nous cultivons aussi du ray-grass sur 40 à 50 ha afin de sécuriser les stocks de fourrage et le tout en enrubannage pour la facilité et la qualité de récolte au bon stade, puis la facilité d’ouverture des balles selon les conditions de pâturage. Une année comme 2014 nous a rassurés sur les stocks et nous pouvons tenter aujourd’hui de nouvelles prairies plus résistantes à l’eau et à la sécheresse », explique Jean-Charles qui avec Thierry a mis en place le pâturage tournant depuis cinq-six ans sur 12 ha avec clôture et eau pour des parcelles d’un ha et demi et pour un lot de 35 vaches avec les génisses. « Nous nous sommes lancés sous l’impulsion de l’association des éleveurs  des Deux-Sèvres à laquelle nous adhérons. Il a fallu apprendre à faire la mise à l’herbe tôt et à ressortir vite sans traîner, mais on voit les effets sur la pousse du trèfle et sur les résultats de croissance des veaux », note Jean-Charles qui compte bien progresser encore dans la gestion du pâturage. Le revenu de l’atelier passe aussi  par l’amélioration de la productivité et de la fertilité ainsi que par le progrès génétique. Le produit viande de l’exploitation est réalisé avec les 26 vaches de réforme dont l’engraissement débute à l’herbe pour des vaches de 8,7 ans de moyenne et de 481 kg vendues  à 4,87 euros /kg en 2013. La cinquantaine de jeunes mâles limousins est vendue quant à eux à presque 13 mois à 363 kg avec un prix moyen de 4,07 €/kg. « Les cours de 2014 ne sont pas mieux et il faudrait bien 15 cts de plus au kilo », assure Thierry qui peut, grâce à son investissement en génétique, compter un peu plus avec la vente de reproducteurs puisque 7 à 8 mâles sont placés à la station limousine de Lanaud chaque année. « La production en équivalents de viande vive en 2013 nous a permis de dégager 1,32 Smic par travailleur. » Avec la stabilisation des surfaces et du troupeau, l’amélioration du pâturage, les exploitants espèrent aussi que leur revenu ira dans le même sens.

A noter

La chambre d’agriculture, la Caveb, l’Adeds, Bovinéo, Ter’élevage et le Gie élevage proposent des portes ouvertes « Vivre de l’engraissement » sur le thème « Sécuriser la production de viande par la maîtrise du système fourrager ». Les rendez-vous sont fixés de 14 h à 17 h : - mardi 3 mars à Genneton sur l’exploitation de l’EARL Bruneau Martin Les Renaudières à Genneton, route d’Argenton-les- Vallées - Saint-Pierre-à-Champ ; -  jeudi 5 mars sur l’exploitation du GAEC Giraudon 8 rue Boutine à Luzay, sur la route Thouars – Parthenay ;- mardi 10 mars à EARL La Palnière chez M. et Mme Faucher à Saint- Georges-de-Noisné, route Verruyes - Saint-Georges ; - jeudi 12 mars à l’EARL Moulin Neuf chez Laurent Brossard à Montigny, route Cerizay - La Forêt - Clazay.

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