Agri79 Informations 24 mars 2016 à 08h00 | Par Ronan Lombard

Un jus de pommes déclassées qui a de la classe

Pour sa troisième participation au concours général agricole, Jean-Fabrice Mimeau obtient une seconde médaille. Le jus de pomme pétillant de Saint-Pardoux est en or.

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Sur les bouteilles de jus de pomme pétillant présentées par Jean-Fabrice Mimeau et Geoffrey Trouvé, trône fièrement la feuille de chêne d’or 2016.
Sur les bouteilles de jus de pomme pétillant présentées par Jean-Fabrice Mimeau et Geoffrey Trouvé, trône fièrement la feuille de chêne d’or 2016. - © Ronan Lombard

L’association du bio et du bon. C’est une récompense qui prouve que « nous sommes capables de faire un bon produit », du point de vue gustatif. « Nous savions déjà qu’il était sain. » À Saint-Pardoux, Jean-Fabrice Mimeau et Geoffrey Trouvé partagent 30 ha, trois ateliers et leurs efforts, pour une production entièrement labélisée biologique et totalement commercialisée en vente directe, entre la ferme, le marché du samedi à Niort et une Amap. En plus du maraîchage sur un hectare et demi, des deux hectares de vergers (pommes, kiwis et poires), ils soignent un troupeau ovin de 70 mères.
Dans leur verger, la pomme représente 2/3 de l’activité. Variété historique de la ferme familiale, « la clochard est toujours la numéro 1 », devant elstar, jubilé et reine des reinettes, pour une dizaine de variétés au total. Depuis toujours, les pommes déclassées servent à l’élaboration d’un jus. Si la fabrication est sous-traitée, les producteurs maîtrisent la recette et les proportions, la clef de leur succès. « Le mélange est réfléchi et nous le respectons. » Eu égard à son faible rendement, traditionnellement, « la clochard est peu utilisée pour le jus. »
Convaincus par ses qualités gustatives, Geoffrey Trouvé et Jean-Fabrice Mimeau continuent pourtant de l’utiliser, encouragés par les retours positifs de leurs clients. Les commentaires flatteurs envers leur jus pétillant les ont également convaincus de tenter l’inscription au concours général agricole (CGA).
« S’il faut avoir une récompense, c’est celle-là », justifie Jean-Fabrice Mimeau. « Nous avons calculé que le coût de notre participation s’élevait à près de 200 €. » Et s’ils étaient certains de devoir faire quelques frais en s’engageant, ils l’étaient moins du résultat. « C’est toujours une surprise de gagner quelque chose. » De plus, les autres produits en dégustation sont présentés « par des habitués. »

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 25 mars 2016.

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