Agri79 Informations 17 octobre 2019 à 10h00 | Par Christelle Picaud

Contrat de solutions : « Possible si les consommateurs acceptent d'acheter français »

Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la Fnsea participera au conseil fédéral du syndicat départemental mercredi 23 octobre à Châtillon-sur-Thouet. Rendez-vous à 19h.

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Éric Thirouin.
Éric Thirouin. - © N.C.

S'il était question de séries Netflix, on parlerait du lancement de la quatrième saison. Mais, le contrat de solutions sur lequel travaille la Fnsea depuis près de deux ans maintenant, n'a rien d'une fiction. C'est donc du contenu des « tomes » et particulièrement de celui du quatrième dont parlera Eric Thirouin, mercredi 23 octobre, lors du conseil fédéral de la Fnsea 79. Le secrétaire général adjoint du syndicat national sera en Deux-Sèvres pour sensibiliser les agriculteurs aux solutions observées ici ou là ou bien nées du travail de la recherche et qui, par leur déploiement, permettent à l'agriculture de s'adapter aux attentes sociétales. Depuis près de deux ans, la Fnsea, soucieuse de voir le dialogue « renouer avec les ONG de terrain et les Français », précise l'élu professionnel, dresse, par le contrat de solutions, un cadre pour que la recherche, les entreprises de l'agrofourniture et du conseil et les agriculteurs avancent ensemble vers une baisse de l'utilisation des produits issus de la chimie. Cet engagement et les applications qui en découlent, octroient aussi au monde agricole la légitimité de rappeler aux consommateurs que cette agriculture qu'ils appellent de leurs voeux « et que l'on est en train de construire, affirme Eric Thirouin, ne sera une réalité que s'ils acceptent d'acheter français ».

Prise de risques
La transition dans les pratiques qui s'opère bouscule et donc ébranle de nombreuses certitudes. Tenir compte des attentes de la société amène les agriculteurs à sortir de leur zone de confort. « Créer le contexte de la limitation des herbicides dans un blé - modification des choix variétaux, décalage des dates de semis - n'est pas sans risque du point de vue du rendement, et donc sur un plan économique. Dans nos fermes, l'inconfort de cette incertitude ne peut être supporté que si les actes des consommateurs sont en phase avec les attentes, exprimées par la société, à l'égard de l'agriculture. On ne peut contraindre les agriculteurs français et voir, via l'importation, les produits, issus de pratiques fustigées, prendre place sur nos tables ».
Les trois, bientôt quatre tomes du contrat de solutions - plus de 300 mesures -, aujourd'hui porté par une association éponyme, sont des outils sur lesquels profession et agriculteurs peuvent s'appuyer pour renouer le dialogue. « La charte de bon voisinage que trop longtemps les administrations d'État ont bloquée est l'une d'entre elles. Elle doit, avec le relais des collectivités territoriales, créer le lieu du dialogue et de la concertation avec les habitants du territoire qui aujourd'hui connaissent bien peu de choses de l'agriculture ». Évaluée, grâce au suivi de multiples indicateurs appliqués à chaque solution déployée, l'évolution des pratiques ainsi certifiée apportera de la crédibilité aux paroles.

https://contratsolutions.fr/qu-est-ce-que-le-contrat-de-solutions/

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