Agri79 Informations 04 novembre 2019 à 07h00 | Par Nathalie Péneloux

Des pratiques à combiner pour lutter contre le rumex

Le rumex préoccupe les agriculteurs. Une journée lui a été consacrée le 10 octobre en Haute-Vienne. De nombreux experts étaient présents pour parler des travaux réalisés afin de limiter son impact.

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Une plante de rumex possède environ 40 000 graines. L’emploi d’outils scalpeurs permet par exemple de séparer les bourgeons de la partie contenant les réserves, limitant ainsi la régénération.
Une plante de rumex possède environ 40 000 graines. L’emploi d’outils scalpeurs permet par exemple de séparer les bourgeons de la partie contenant les réserves, limitant ainsi la régénération. - © N.C.

Le rumex est une adventice pluriannuelle de la famille des polygonacées contre laquelle il est difficile de lutter puisqu’elle se multiplie aussi bien par ses racines (le pied du rumex est un pivot qui présente des bourgeons à sa surface et quand le pied est cassé, un individu donne deux individus), que par ses graines. Ces dernières sont très nombreuses (environ 40 000 par plante, avec un taux annuel de décroissance, TAD, de 40 %) et leur faculté germinative est très importante (80 ans).

Si le rumex restera toujours difficile à éliminer, sa pression peut toutefois être limitée.
Ainsi, lors d’une journée technique qui lui était consacrée, le 10 octobre, à Châteauponsac (Haute-Vienne), l’Acta a présenté les stratégies adaptées à l’agriculture bio. Les observations ont porté sur la germination et la dormance des graines, la vitesse de développement de la plantule et de la régénération racinaire. Il en ressort que la profondeur de germination optimale est de 0 à 2 cm. Le désherbage mécanique est donc efficace sur des rumex jeunes.

En revanche, les herses étrille ou rotative sont à proscrire sur des rumex qui présentent des racines ramifiées car elles favorisent leur multiplication. Les experts préconisent alors l’emploi d’outils scalpeurs afin de séparer la partie contenant les bourgeons de la partie inférieure contenant les réserves pour limiter la régénération via les racines.

Concurrencer l'adventice

Élodie Roger, d’Arvalis, basée à la Ferme des Bordes (Indre) a, quant à elle, insisté sur les précautions à prendre lors de l’implantation d’une prairie : s’assurer que les semences sont propres, utiliser des fumiers compostés (à 50 à 55 °C de température, le processus bloque la graine), extraire manuellement les vieux rumex, pratiquer un labour simplifié ou du scalpage, faucher ou broyer les abords de champ avant le semis. Elle conseille aussi d’opter pour un mélange prairial contenant des plantes concurrentielles qui limitent le développement de cette adventice.

Si la lutte chimique ne doit pas être systématique, elle est nécessaire sur de jeunes semis quand le risque de levée de rumex est élevé, remarque Élodie Roger. Elle poursuit : « la gestion mécanique montre que plus il y a de passages, moins il y a de rumex. Entre deux passages et quatre passages, la différence est significative ».

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