Agri79 Informations 26 septembre 2019 à 06h00 | Par Anne Frintz

Festival de l'élevage et de la gastronomie de Parthenay : la famille des éleveurs a communié

Le festival de l’élevage et de la gastronomie 2019 a attiré plus de passionnés que de curieux, au marché aux bestiaux, les 20, 21 et 22 septembre.

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L’Earl Picauville a raflé le prix de championnat génisses au concours national Parthenais qui a réuni 210 animaux de 46 élevages. (© OS Parthenaise) Pour la première fois sur le festival, deux équipes, du lycée de Melle et des MFR réunies (Bressuire et Saint-Loup), se sont mesurées sur un challenge Équi trait jeune, organisé par les races mulassiè © A.F. Le gagnant du 1er prix d’ensemble du concours national de mouton rouge de l’Ouest est Jean-Marie Billy, de la Vienne © S.B. Grosse ambiance à l’issue du concours national mouton vendéen : la moitié de la vingtaine d’éleveurs participants a obtenu au moins un premier prix de section. © S.B. Au concours régional Prim’Holstein, le Gaec du chemin blanc, à Les Groseillers, s’est illustré. Ici, les jeunes apprennent à juger. © S.B. Les enfants des éleveurs qui ont concouru, ont présenté chacun leur animal fétiche sur le ring, dimanche 22 septembre. © S.B. 26 classes, du CP au CE2, des écoles de la communauté de communes de Parthenay, ont profité des ateliers pédagogiques proposés par les producteurs de Bienvenue à la ferme et la chambre d’agriculture, avec les fili © S.B. « L’organisation collective de la race parthenaise » : tel est le nom provisoire de la formation qui fusionne l’organisme de sélection (OS) et l’association de promotion des viandes de la race bovine parthenaise (APVP). © A.F. Les sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres (SDIS 79), le service de remplacement (SR 79) et le Crédit mutuel ont signé, vendredi 20 septembre, une convention de partenariat. Le salarié remplaçant l’agriculteur volontaire duran © A.F.

Solidarité, détente, découvertes, bienveillance étaient les maîtres-mots des trois jours de festival, le week-end dernier, à Parthenay. Tout s’est merveilleusement bien passé. Lycéens, professeurs, partenaires à l’installation, éleveurs : ils ont interagi au mieux pour le succès de cette biennale. Les organisateurs, OS Parthenaise en tête, étaient fatigués mais heureux. Ils pensent que plus de 12 000 personnes ont arpenté les allées du marché aux bestiaux en cette toute fin d’été.

« Je veux voir les vaches. Je veux être fermier, moi, déclare fermement Enzo, 10 ans. J’aimerais des vaches à lait pour vendre le lait plus cher ». Ce fils de commercial à Terre atlantique, tout comme de nombreux élèves de lycées ou MFR agricoles des Deux-Sèvres et d’ailleurs – qui, outre aidaient les agriculteurs, se mesuraient sur des concours de pointage, de contention, de présentation d’animaux et de boucherie –, rêve de s’installer et croit en un avenir meilleur.

Les plus de 700 magnifiques animaux en présentation ou en concours (national Parthenais, Vendéen, Rouge de l’Ouest ; régional Prim’Holstein et Montbéliard) dont des races locales poitevines (chèvres, baudets, traits) donnaient envie aux jeunes de se lancer malgré la conjoncture économique et les aléas climatiques.

Parce qu’en ce moment, « on sent bien que c’est difficile. La dynamique est repartie mais il faudrait que le prix de la viande reparte aussi », constate Sébastien Guitton, conseiller agricole à Groupama, sur Parthenay et Secondigny, qui compte 80 % d’éleveurs à son portefeuille. C’est avec cet espoir chevillé au corps que les éleveurs adhérents à l’organisme de sélection (OS) Parthenaise et à l’association de promotion des viandes de la race bovine parthenaise (APVP) ont entériné la fusion, samedi, des deux organismes pour n’en créer qu’un.

L’encouragement, le soutien, les éleveurs les trouvent forcément aussi auprès de leurs proches. Pascaline, 25 ans, préparatrice en pharmacie, et Gabriel, du même âge, céréalier dans la Vienne, respectivement conjointe et ami de Sonny Giraud, du Gaec Christ’al, attendaient patiemment autour du ring qu’il présente son ensemble (2e prix). Avant d’y monter, il confiait, fier, avec un bon stress : « on est quatre générations de Giraud aujourd’hui ». Le plus jeune a six ans.

« Les éleveurs viennent là pour se changer les idées, assure Jean-Charles Ardouin, commercial aliment en sud Deux-Sèvres et en Gâtine à VSN Négoce. Ce week-end, c’est plus du loisir que du travail », un état d’esprit, une passion, qu’ils transmettent aux jeunes.

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