Agri79 Informations 02 décembre 2019 à 07h00 | Par Christelle Picaud

GDS 79 : quinze jours pour éliminer les IPI

La valorisation des animaux infectés permanents immunotolérants inquiète les éleveurs. Un plan d’éradication de la BVD impose un plan d’assainissement en cas de détection.

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L’IPI n’est pas toujours celui que l’on croit. Même si la plupart 
du temps ce sont des animaux plus chétifs, ils peuvent être 
aussi l’une des meilleurs génisses du troupeau.
L’IPI n’est pas toujours celui que l’on croit. Même si la plupart du temps ce sont des animaux plus chétifs, ils peuvent être aussi l’une des meilleurs génisses du troupeau. - © GDS Creuse

Les deux jours de beau temps de la semaine dernière auront eu raison de la participation à l’assemblée générale du GDS. Mercredi 20 novembre, les quelques éleveurs qui ont suivi, à Secondigny, les travaux du groupement de défense sanitaire, comptaient parmi ceux dont les terres, trop humides, repoussaient encore la date des semis du blé.

Une quarantaine de producteurs s’était néanmoins mobilisée. « Nous avons vécu une assemblée générale très interactive », note Alice Jardin, conseillère élevage au GDS 79. Particulièrement inquiets des conséquences de l’application du nouvel arrêté de juillet 2019 fixant les règles de mise en place sur le territoire métropolitain de l’éradication de la diarrhée virale bovine (BVD), les éleveurs de bovins ont posé de nombreuses questions. Toute suspicion de circulation virale déclenchera désormais la mise en œuvre d’un plan d’assainissement.

« Outre le coût engendré par la détection devenue obligatoire au-delà des seules introductions d’animaux dans les élevages, les adhérents redoutent l’impact de l’obligation d’éradication des animaux infectés permanents immunotolérants (IPI) dans les quinze jours qui suivent la mise sous surveillance de l’élevage », reprend la conseillère.

Âgés de trois à quatre mois, ou adultes en phase d’élevage, les animaux n’ont pas de valeur pour la boucherie. Les exploitants se demandent « qui prend en charge le manque à gagner lorsque ces derniers doivent être abattus dans l’urgence ».

À ce jour, le GDS maintient pour ses adhérents une aide de 150 euros par animal abattu. Cet accompagnement pourrait être complété d’ici quelques mois. La fédération régionale des GDS réfléchit à une demande de budget pour compensation de pertes auprès du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

L’inquiétude sur le terrain est d’autant plus grande que personne aujourd’hui n’est en mesure d’évaluer le nombre d’IPI qui pourrait être identifié à l’occasion de ces campagnes de dépistage. Sur 150 cheptels concernés en 2018 par une circulation virale avérée, dix ont accepté la mise en place d’un plan d’assainissement jusqu’alors volontaire. 76 animaux malades ont été abattus.

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