Agri79 Informations 21 novembre 2019 à 14h00 | Par Arvalis

Semis de céréales : s’adapter aux semis très tardifs

Les pluies abondantes des dernières semaines ont retardé les chantiers de semis. Pour éviter les baisses de rendements, des adaptations techniques doivent être envisagées.

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- © V.Marmuse

Avec les pluies incessantes depuis la fin septembre jusqu’à début novembre, les semis ont pris du retard. De nombreuses parcelles ne sont pas encore emblavées.En réduisant la phase de croissance et d’installation de la culture en hiver et en augmentant le risque d’échaudage et de déficit hydrique en fin de cycle, le retard de la date de semis se traduit par une diminution du potentiel de rendement.

La perte de potentiel peut être évaluée en prenant en compte le nombre de jours de retard de semis par rapport à la précocité de la variété. Ainsi, pour des variétés dont la fin de période de semis optimale se situe vers le 5-10 novembre, on peut s’attendre pour un semis de début décembre à une perte de 8 à 10 q/ha en sol superficiels et 4 à 5 q/ha en sols profonds.
Une variété précoce peut a priori limiter la perte de rendement de 4 à 8 q/ha par rapport à une variété plus tardive, dont la fin de période de semis optimale se termine vingt jours plus tôt.

Privilégier les variétés précoces en novembre

Si les implantations peuvent être réalisées avant la fin du mois de novembre, les cultures prévues peuvent être maintenues, qu’il s’agisse de blé tendre, d’orge d’hiver ou de triticale. Il est par contre souhaitable de privilégier les variétés les plus précoces pour limiter les risques d’échaudage en fin de cycle. Pour les blés tendres, les orges d’hiver et les triticales, le bon compromis pour ce créneau de date de semis est de retenir les variétés dont la note de précocité épiaison atteint ou dépasse 7.

Des contraintes plus fortes en décembre

Pour les orges, les retards de dates de semis vont fortement impacter l’installation de la culture. Il sera plus efficace de basculer sur des orges de printemps à partir de décembre plutôt que de rester sur des orges d’hiver, moins adaptées aux semis très tardifs.
En ce qui concerne l’alternativité, il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur les semis de décembre. Pour les blés et les triticales, il faudra s’interroger, pour les semis très tardifs, sur l’alternativité des variétés retenues. Il est d’ailleurs à noter que toutes les variétés de blé dur sont de type printemps.

Adapter densités et itinéraires techniques

En retardant la date de semis, on diminue la durée du tallage et donc son intensité. Il faut donc compenser ce défaut en augmentant progressivement la densité de semis avec le retard pris. Toutefois, il est inutile d’augmenter indéfiniment la densité. Les densités moyennes « objectifs » (blé tendre) peuvent être plafonnées à 330-380 grains semés en sols superficiels et 300-350 grains en sols plus profonds. Si les conditions d’implantations sont défavorables, on pourra majorer ces valeurs au maximum de 8-10 %.

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