Agri79 Informations 24 octobre 2019 à 10h00 | Par Arvalis - Institut du végétal

Semis de céréales : un contexte favorable au blé dur

Les premiers semis de céréales à paille vont débuter avec des arbitrages qui se précisent quant à l’assolement. Le choix de cultiver du blé dur et sa proportion dans la sole se fait bien souvent au regard de sa compétitivité vis-à-vis des autres céréales à pailles.

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Différents éléments de contexte sont très favorables au marché du blé dur, avec des prix qui augmentent significativement depuis la récolte. Plusieurs signaux positifs sont à noter pour cette filière :
- les récoltes canadienne et américaine ont été retardées par les pluies et la neige, avec une qualité a priori dégradée de la production ;
- le prix des orges (fourragères et brassicoles) a baissé du fait, cette année, d’une offre supérieure à la demande ;
- le marché du blé tendre est lourd, dans un contexte de marché mondial bien équilibré cette année.

Au niveau mondial, en 2019, la consommation de blé dur est supérieure à la production, ce qui n’était pas arrivé depuis quatre ans et implique mathématiquement une réduction des stocks mondiaux des principaux exportateurs. Avec une production en quantité et de très bonne qualité, le blé dur français se porte donc bien ces derniers temps, ce qui permet d’envisager assez sereinement la culture pour les semis 2019.

Choix de la parcelle et du précédent

Le blé dur est plus sensible que le blé tendre à certains stress comme la sécheresse, l’hydromorphie et le froid. Son système racinaire est moins performant. On choisira donc plutôt un sol sain. Le blé dur étant exigeant en azote pour l’élaboration de sa qualité, on privilégiera les précédents favorables à l’obtention de bonnes teneurs en protéines et on soignera la gestion de la fertilisation azotée en prévoyant notamment la mise en œuvre d’un outil de pilotage pour garantir l’ajustement de la dose en fin de cycle.

Le blé n’est pas un bon précédent pour le blé dur, qui est sensible au piétin échaudage et à l’ensemble des parasites racinaires. Un blé dur de blé aura ainsi tendance à avoir de plus petits grains, de mauvais PS et des teneurs en protéines plus faibles.

Il est conseillé d’éviter le précédent maïs à cause des risques de fusarioses et de mycotoxines que cela présente. Toutefois, si on limite au maximum la présence de résidus par un broyage et un enfouissement grâce au labour, le risque n’est pas plus important derrière un maïs que derrière un blé sans labour, qui présente d’autres inconvénients.
Comme toujours, il est recommandé de cultiver au moins trois variétés pour répartir les risques.

Vigilance sur la sélectivité

Rattachés au blé tendre, selon le catalogue des usages, tous les herbicides « blé » sont potentiellement utilisables sur blé dur. De nombreux essais de sensibilité variétale et de sélectivité ont déjà été mis en place. Le choix des molécules pour lutter contre les graminées est plus limité. Il est fortement déconseillé d’implanter du blé dur sur des parcelles à très forte pression de ray-grass, vulpins, bromes ou vulpie queue de rat.

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