Agri79 Informations 05 novembre 2019 à 07h00 | Par Anne Frintz

Un projet agricole départemental pour « des exploitations viables, vivables et durables »

Installer, augmenter la valeur ajoutée dans les exploitations et être encore plus acteur de la transition agro-écologique, tels sont les objectifs du PAD des Deux-Sèvres 2020-2030. OPA et associations ont été conviées à réfléchir à sa mise en œuvre.

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Les OPA étaient réunies, le 30 octobre, au Tallud, autour de 
Grégory Nivelle, élu référent, Frank Michel et Jérôme Baron, 
du pôle économie de la chambre d’agriculture (au micro), 
et Jean-Marc Renaudeau, le président.
Les OPA étaient réunies, le 30 octobre, au Tallud, autour de Grégory Nivelle, élu référent, Frank Michel et Jérôme Baron, du pôle économie de la chambre d’agriculture (au micro), et Jean-Marc Renaudeau, le président. - © ASG

Les 29 et 30 octobre, la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres a invité une trentaine d’associations environnementalistes et 180 OPA à une concertation sur la mise en œuvre du projet agricole départemental (PAD) 2020-2030.

Les objectifs du PAD 2020-2030 sont les suivants : remplacer au moins un actif sur deux (150 installés pour 300 départs à la retraite, par an), augmenter la valeur ajoutée dans les exploitations et les territoires, et insérer au mieux l’agriculture, actrice de la transition écologique, dans le département. Pour les atteindre, le PAD – après sa finalisation prévue début décembre 2019, en session chambre élargie – se dotera d’un plan d’actions, sous la forme d’un recueil de fiches opérationnelles.

Des aides et des prix pour l’agroécologie

Parmi les propositions présentées aux associations environnementalistes et aux OPA, pêle-mêle : mettre en place ou renforcer les dispositifs du type « Gaec à l’essai » ou les contrats d’appui au projet d’entreprise (CAPE), recenser les friches sur tout le territoire et rechercher les propriétaires, renforcer les échanges paille-fumier, développer l’agritourisme, par exemple, mais aussi renforcer la communication positive, notamment auprès des plus jeunes ou développer la signature de baux à clauses environnementales… à condition que les agriculteurs perçoivent une compensation financière.

« Pour tous les efforts consentis par les agriculteurs, qui sont volontaires, et sont souvent déjà engagés depuis 20 ou 30 ans, dans la transition agro-écologique, il faut une contrepartie financière : soit le marché doit mieux rémunérer, des filières doivent se créer, soit il faut des aides directes », insiste Grégory Nivelle.

« Le PAD doit être un levier », résume Frank Michel, du pôle économie de la chambre. Il observe que les projets de montée en gamme et de diversification se multiplient depuis dix ans. Idem pour les changements de pratiques agricoles : les agriculteurs en place s’engagent de façon exponentielle pour préserver l’environnement. « On va continuer à progresser, dit Grégory Nivelle. C’est l’objectif du PAD : des exploitations viables, vivables et durables ».

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