Agri79 Informations 16 décembre 2019 à 10h00 | Par Carole Mistral

Un réseau connecté pour favoriser la dynamique des Cuma deux-sévriennes

Réunions de secteurs, géolocalisation nationale, plateforme de réservations en ligne ou encore groupe d'étude, le réseau Cuma s'organise pour renforcer les échanges.

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Les administrateurs du réseau départemental, régional 
et national lors de l’assemblée générale de la FdCuma, 
qui a eu lieu le 6 décembre à Largeasse.
Les administrateurs du réseau départemental, régional et national lors de l’assemblée générale de la FdCuma, qui a eu lieu le 6 décembre à Largeasse. - © Carole Mistral

La mise en commun est dans l'ADN des Cuma mais depuis quelques années, les besoins vers encore plus de mutualisation se font jour. « Aujourd'hui plus qu'hier, il nous paraît opportun de favoriser l'interconnaissance des Cuma », expose Joseph Guérineau, le président de la FdCuma, à l'occasion de son assemblée générale, vendredi 6 décembre à Largeasse.

À petite échelle tout d'abord, avec la volonté d'organiser six réunions de secteur axées sur les échanges entre Cuma voisines. Mais à plus grande échelle, surtout. Le réseau s'est doté d'un outil numérique, MyCumalink, qui référence et géolocalise toutes les Cuma de France. « Cela facilite l'échange de matériel entre les Cuma et la visibilité de ces services pour les agriculteurs mais également l'échange de pratiques », présente Teddy Vignaud, animateur sur la moitié nord du département depuis le début d'année.

Pour l'instant, trois matériels sont visibles en Deux-Sèvres (tracteurs, moissonneuses-batteuses et ensileuses) mais l'offre devrait rapidement s'élargir.

Le numérique, c'est plus pratique

En complément de ce dispositif, les adhérents peuvent utiliser MyCumaplanning, qui permet de réserver un matériel en ligne. Une bonne chose pour les adhérents mais aussi pour les responsables de Cuma car les utilisateurs peuvent saisir les bons de travaux directement après la location du matériel et, après vérification du responsable, les basculer directement dans le logiciel de comptabilité, ce qui évite une double saisie. « C'est une gestion beaucoup plus facile de l'organisation du travail, alors que les 3/4 de notre activité se fait entre le 15 août et le 15 octobre. Treize matériels sur quatorze sont sur la plateforme et les adhérents les plus sceptiques ont été les premiers convaincus », indique Louis Bouju, de la Cuma de Soulièvres, à Airvault. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que sur les 29 utilisateurs de l'outil en Nouvelle-Aquitaine, 23 sont en Deux-Sèvres.

Avec l'application, il peut également être utilisé des boîtiers connectés Karnott, qui calculent automatiquement le temps de travail, la distance parcourue, la surface travaillée...

Une étude pour mieux identifier les besoins

Outre l'organisation du travail, l'interCuma s'avère parfois nécessaire économiquement. Jean-Claude Geffard, de la Cuma de Coulonges-sur-l'Autize, y a eu recours lorsqu'il a eu besoin de renouveler sa bineuse. Grâce au bouche-à-oreille et à sa collaboration avec une Cuma voisine, il s'est doté de deux houes rotatives et de deux herses étrilles qui ont pu bénéficier de l'aide PCAE de 40 %. « L'interCuma a permis de générer le dialogue, de créer du lien autour de nous et de maintenir notre activité et notre dynamisme », se félicite l'exploitant. D'ailleurs, après l'acquisition, la Cuma a eu environ 1 000 hectares d'engagement, preuve d'un réel besoin.

Il n'y a pas qu'au niveau local que ces questions d'interconnexions entre Cuma sont débattues. Au niveau national, un groupe de travail a été mis en place afin de réfléchir au rôle que les outils numériques peuvent avoir dans la facilitation des dynamiques collectives en agriculture : c'est le projet #Agriculturedegroupe2.0, auxquels participent quelques Cuma. L'objectif est d'identifier les besoins et les outils à même de pouvoir y répondre. Des outils numériques mais pas seulement car les animations présentielles doivent s'intégrer dans ces nouveaux schémas. Des réflexions sont ainsi en cours à l'issue de la première année.

Autorisation de construire des hangars

Ce lien que les responsables tendent à développer se traduit également dans la possibilité qui a, à nouveau, été donnée aux Cuma de construire des hangars en zone agricole. Une victoire pour Émilie Deswarte, la directrice de la FdCuma 79. C'est ainsi que, après cinq ans, la Cuma L'Équipe, à Saint-Aubin-le-Cloud, a vu son permis de construire accepté. Mais pour cela, il faut que la commune dispose d'une carte communale. En cas de PLU, les Cuma devront demander une intégration dans le décret du 28 décembre 2015 et pour les communautés de communes, il faudra attendre les PLUI, qui devraient entrer en vigueur en 2020-2021 et qui autoriseront ce type de constructions. Une manière pour les Cuma de renforcer à la fois le champ présentiel et le champ numérique.

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