Agri79 Informations 03 décembre 2019 à 07h00 | Par Chloé Poitau

Ventilation : un nouveau souffle

L’Earl Gallard, à Villiers-sur-Chizé, accueillait mardi 26 novembre une rencontre du rallye de la nurserie caprine. L’objectif ? Présenter des systèmes de ventilation optimisant les conditions d’élevage des chevrettes.

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Deux gaines dynamiques ont été installées contre les chèvreries en bois dans le but de capter l’air extérieur et de le diffuser de manière régulière.
Deux gaines dynamiques ont été installées contre les chèvreries en bois dans le but de capter l’air extérieur et de le diffuser de manière régulière. - © C.P

Sophie et Dimitri Gallard sont des éleveurs heureux. Leur cheptel de près de 420 chèvres, dont le lait alimente la Coopérative laitière de la Sèvre, dispose d’un environnement de vie moderne et adapté à leurs besoins. « Entre 2012 et 2017, nous avons revu toute l’organisation de nos bâtiments, rappelle Sophie Gallard. Nous avons bénéficié des conseils de la chambre d’agriculture pour la phase d’études, et des subventions à hauteur de 10 % du projet, notamment via le PCAE ». Deux vastes chèvreries en bois sont ainsi sorties de terre, et enchâssent un troisième local, moins haut, consacré à l’accueil des chevrettes dans leurs touts premiers mois de vie.

Phase lactée, phase sensible

Si les étables consacrées aux chèvres post-sevrage sont équipées d’un système de claires-voies bois coulissant, les lieux d’accueil des chevrettes qui viennent de naître font l’objet d’une autre installation, encore plus innovante : deux gaines dynamiques captent l’air extérieur puis le diffusent de manière régulière dans des couloirs latéraux bordant les animaux. « L’air n’arrive jamais directement sur les chevrettes, explique Jean-Marc Cazée, de la société Orela, conceptrice et fabricante de ces gaines, conçues à l’origine pour les porcheries.
De plus, il dispose d’un temps long de mélange, ce qui évite les variations brutales de température sur les animaux nouveaux nés ». Deux aérothermes ainsi qu’un boîtier de régulation permettent en outre de choisir une consigne de température et de créer l’ambiance la plus propice possible à la croissance des chevrettes.

Autre équipement du dispositif Orela : trois extracteurs par cheminées en toiture. Placés au-dessus des chevrettes en phase lactée, ils évacuent l’air vicié lorsque la sonde détecte des teneurs d’ammoniaque ou d’humidité trop élevées. « Les conditions d’élevage, dans les premiers mois après la naissance, supposent une attention particulière, insiste Christophe Béalu, conseiller bâtiment et énergie à la chambre d’agriculture. L’humidité et les gaz ne doivent en aucun cas stagner dans les litières, au risque de favoriser les maladies. La quantité et la qualité du lait que produiront les futures chèvres se jouent ici ».

L’isolation, clé du dispositif

Pour que ces systèmes fonctionnent avec efficacité, les deux éleveurs ont dû, d’abord, rendre complètement étanches leurs locaux. Mais le jeu en vaut, selon eux, la chandelle : « isolation, ventilation mais aussi brumisation en période de canicule. Les chevrettes disposent de meilleures conditions d’élevage et nous, de meilleures conditions de travail », conclut Sophie Gallard.

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