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Après le H5N8, le H5N1 est identifié en Deux-Sèvres

Mercredi 11 janvier, un troisième cas de grippe aviaire était confirmé en Deux-Sèvres. Une suspicion pesait sur un quatrième élevage. Les flux d’animaux au sein de la zone réglementée, en provenance ou à destination de celle-ci, sont interdits hors dérogation.

La chambre d'agriculture avait organisé une réunion d'informations jeudi 5 janvier à Echiré à destination des éleveurs concernés par la zone de protection.
La chambre d'agriculture avait organisé une réunion d'informations jeudi 5 janvier à Echiré à destination des éleveurs concernés par la zone de protection.
© C.P.

Les analyses effectuées par les services de la DDCSPP dans tous les élevages et basses-cours de la zone protégée (quatre communes, voir Agri 79 du 6 janvier) révélaient en fin de semaine dernière un nouveau cas de grippe aviaire. À Augé, samedi matin, 7 312 animaux étaient abattus dans un élevage, en partie de plein air, de volailles démarrées. « Compte tenu du nombre d’analyses positives et des liens établis entre cette exploitation et celle de La-Chapelle-Bâton », explique Claire Villedary, chef de pôle protection des populations à la DDCSPP, les services de l’État n’ont pas attendu le résultat du typage pour agir.


En début de semaine, le résultat des analyses réalisées sur l’exploitation d’Augé aura écarté le lien de contamination entre les deux élevages infectés. Effectivement, contrairement aux cas confirmés à Fors et à La-Chapelle-Bâton entre Noël et le premier de l’an, le virus identifié ce début de semaine n’est pas le H5N8 mais le H5N1.


Contrairement au H5N8 (hautement pathogène), dont la propagation serait liée aux flux migratoires, « les H5N1, H5N7 et H5N9, à l’origine la lourde infection qui a touché le sud-ouest début 2016 seraient, selon les scientifiques qui travaillent sur le sujet, des virus qui aujourd’hui restent sur notre territoire, s’adaptent et présentent donc à terme le risque de devenir pathogène », explique Claire Villedary.

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