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Fnsea 79
Au cœur des débats d’un congrès axé sur la cause de l’élevage

Le congrès annuel a été presqu’entièrement consacré au rapport de force entre les éleveurs et les distributeurs. Mais les transformateurs ont eux aussi leur part de responsabilité dans cette période de tension dans les filières.

La présidente de la Fnsea 79 a demandé « un peu de bon sens » au préfet compte tenu des difficultés avant de lui lancer un « SOS ».
La présidente de la Fnsea 79 a demandé « un peu de bon sens » au préfet compte tenu des difficultés avant de lui lancer un « SOS ».
© G. R.

La nuit précédente, les grandes surfaces du département ont été à nouveau le point de ralliement de dizaines d’éleveurs. C’est donc en pleines manifestations et négociations avec les GMS que se déroulait le congrès de la Fnsea 79. Et alors que la négociation n’avait toujours pas abouti dans la filière laitière, les caddies se sont invités ce 12 avril.
De part et d’autre de l’assemblée, mais aussi à la tribune, ils ne pouvaient pas passer inaperçus. Symboles de la puissance des grandes surfaces, beaucoup d’entre eux ont été pris pour cibles, dans la nuit de jeudi à vendredi. Au petit jour, on ne comptait plus,  ceux à qui il manquait une ou plusieurs roues ou qui avaient été couchés sur le flan. Ces roues apportées dans la salle du congrès devaient être remises aux dirigeants des grandes surfaces, le 16 avril, lors d’une rencontre organisée à l’initiative du préfet, « afin de trouver les moyens de pacifier les rapports entre les GMS et vous ». Mais Pierre Lambert n’a pas voulu cautionner cette initiative
Vendredi, renouant avec une habitude ancienne de participer aux travaux annuels de la Fnsea 79, le préfet a dit avoir « noté l’appel quelque peu angoissé des éleveurs », avant de rappeler que « l’on ne peut pas réglementer l’économie par décret. C’est le marché qui doit faire vivre les éleveurs ». Et de faire part de son souhait de retrouver des relations contractuelles entre producteurs, transformateurs mais aussi les distributeurs « qui peuvent faire mieux ». Le représentant de l’Etat souhaite aussi que l’accord du 3 mai « soit introduit dans la loi sur la consommation, avec des clauses de sauvegarde pour répercuter les  coûts de productions des éleveurs sur les prix ».

Lire la suite en pages 3 et 4

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