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Retraités
Autour de Maurice, un groupe d’acteurs dans la société

Les retraités de la FDSEA défendent leurs retraites, mais ils se sont aussi fixé comme objectif d’animer le milieu rural. Une activité dans laquelle Maurice Baudouin excelle.

Maurice (à gauche sur la photo ) , animateur de la chorale, lors d’une prestation à la maison de retraite de Moncoutant, le 22 mai.
Maurice (à gauche sur la photo ) , animateur de la chorale, lors d’une prestation à la maison de retraite de Moncoutant, le 22 mai.
© Guy du Repaire
Ce jeudi, Maurice Baudouin a juste le temps de prendre son repas de midi. Après la gym, il embraye cet après-midi-là pour une animation chanson à la maison de retraire de Moncoutant. Les autres jours de la semaine, c’est à peu près au même rythme que les activités s’enchaînent. Le mardi matin, il consacre deux heures à la marche. En soirée, il ira à la répétition de chant à la chorale de la Chapelle-Saint-Laurent. Le mercredi ? « Souvent rien, on reste disponible pour les petits-enfants ». Et le vendredi, il n’est pas rare que Maurice réponde présent à une réunion de la section des anciens exploitants de la FDSEA, dont il est secrétaire général, ou à celle du canton de Moncoutant. Des animations en maison de retraite Dans cet emploi du temps chargé, Maurice et son épouse, Marie-Jo, trouvent le temps avec 36 autres choristes d’animer des après-midi dans les maisons de retraite de la région. « Nous apportons de la bonne humeur et nous faisons chanter les résidants, parce que, malgré des animations, ils s’ennuient », explique-t-il. La première fois, c’était peu de temps après le conseil décentralisé de la section nationale des anciens exploitants de la FNSEA, en 2004, à Moncoutant. Administrateur national, Abel Ragot, lui avait demandé de pousser la chansonnette pour animer le dîner. Pari gagné, malgré le trac. De là est née cette idée d’aller mettre un peu de baume au cœur des personnes âgées. « La première fois, que nous sommes allés dans une maison de retraite, nous avons été impressionnés : les trois quarts étaient en fauteuil roulant », se souvient-il. Le groupe de choristes se produit bénévolement, une bonne vingtaine de fois par an, au son de l’accordéon de Jean-Claude Huguet, et sous la direction de Jacques Talbot, qui entre dans sa quatre-vingt troisième année. « Par respect pour le public », la chemise et le chemisier sont blancs, le pantalon et la jupe noirs. Un noyau de base Avant de s’élargir à d’autres, ce groupe informel réunissait d’anciens exploitants de la section cantonale de Moncoutant. Ceux que Maurice côtoyait dans ses activités syndicales, au GVA… « La section syndicale reste notre noyau de base », insiste-t-il. « Nous voulons montrer que nous sommes des acteurs dans la société. » D’ailleurs, son expérience n’est pas passée inaperçue. À Paris, la section nationale lui a demandé de participer à la commission « acteurs dans la société », et « animation des sections départementales ». Quand il était en activité, Maurice passait des journées à défendre le revenu des agriculteurs avec d’autres, en particulier les éleveurs de porcs. Aujourd’hui, il apprécie ce retour sur le terrain, près de chez lui. « Être acteur dans la société, dans notre voisinage, voilà ce qui nous motive. » Il n’est pas conseiller de la MSA, mais dans le réseau, on sait que l’on peut aller frapper à sa porte pour décortiquer un relevé de carrière, ou voir s’il est possible de prétendre à la retraite complémentaire. « Quand on a été syndiqué, on a ce souci de voir autour de nous s’il n’y a pas quelque chose à faire pour des retraités du canton. » Pour Maurice, la force du syndicat, c’est son réseau : « on ne peut plus s’en passer », assure-t-il. Toutes les informations qui lui sont transmises sont « précieuses ». Il ne lui viendrait pas à l’idée de les laisser s’empiler, chez lui, dans un coin. Son emploi du temps chargé l’a conduit à utiliser Internet : « ça évite des déplacements, on gagne du temps. » Par contre, fait-il remarquer, « rien ne remplace le porte à porte pour faire rentrer les cotisations ! ». Pour beaucoup, le passage de l’activité professionnelle à la retraite, se fait en douceur. Il se souvient des premiers mois après avoir vendu son élevage et pris sa retraite, en 2000, et son épouse, trois ans plus tard. « Il me fallait trouver des activités, car conduire une entreprise représente de lourdes responsabilités », dit-il. Entre les coups de fils qui le relient à son réseau de solidarité et d’amitié, il met en œuvre ses priorités : la famille, l’environnement - « les anciens sur le canton » -, et les sorties. Tout cela entre un récent voyage cantonal qu’il a organisé en Bretagne pour cinquante personnes, à l’invitation d’anciens du Finistère et la préparation d’une quinzaine de jours de vacances en Croatie, avec son épouse et un couple d’amis. Guy du RepaireVingt-cinq ans de la section départementale, le 12 juin - L’assemblée générale de la section départementale des anciens exploitants (SDAE) aura lieu le 12 juin, à 9h30, salle polyvalente de Châtillon sur Thouet. À l’occasion de ce vingt-cinquième anniversaire, Raymond Mangon, président de la section nationale des anciens exploitants participera aux travaux. Après-midi convivial et animations surprises. Inscriptions au 05 49 77 16 69.
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