Aller au contenu principal

BSV pommier : La gazette verte du 15 avril

© ministère de l'agriculture

Phénologie

Avec les bonnes conditions climatiques actuelles, les pommiers se développent bien et les stades des variétés sont plus homogènes. Pour Pink Lady, cela va de
G (chute des premiers pétales, BBCH 66) à F 2 (pleine floraison, BBCH 65). Pour les autres, c’est-à-dire Golden, Gala, Canada et HoneyCrunch, il va de F 2 (pleine floraison, BBCH 65) à F (première fleur, BBCH 61). Les observateurs du BSV constatent que la pollinisation se réalise dans de bonnes conditions. « En termes de précocité, la phénologie reste comparable à 2019 pour l’ensemble des variétés. Malgré le manque d’eau, la pousse devrait rester très active cette semaine », analyse l’institut technique.

Météorologie

La semaine dernière, les températures étaient supérieures de 5 à 6 °C par rapport aux normales saisonnières, avec 16 °C de moyenne. Des pluies très éparses ont eu lieu dimanche 12 avril, avec un cumul de 2,8 mm à Niort par exemple.
Cette semaine, la température moyenne oscillait entre 14 et 15 °C, sans risque de gelée. Des pluies sont attendues en fin de semaine et en début de semaine prochaine.

Tavelure

Alors que la température moyenne monte, le temps d’humectation nécessaire à la contamination par la tavelure décroît. Quand il est de 18 h lorsque la température moyenne est de 7 °C, il est de 11 h à 13 °C et de 9 h à 15 °C. Suite à la petite pluie du 12 avril, le nombre de spores comptabilisé est très faible. Il est de 10 pour le lot 1 (Secondigny) et de 0 pour le lot 2 (La Buissière, 86). Le BSV soulève néanmoins une inquiétude sur la station de Mansle (16), la modélisation Tavelure DGAL ONPV/INOKI® ayant révélé une très légère contamination qui « peut être dommageable sur les variétés très sensibles, dans les vergers à fort inoculum ». Le BSV alerte les arboriculteurs sur les risques liés aux pluies annoncées du 17 avril car le stock de spores projetable sera important alors que dans le même temps, l’ensemble des variétés est à un stade sensible.
D’ailleurs, les premières tâches de tavelure ont été détectées le 9 avril sur une parcelle conventionnelle deux-sévrienne.

Chancre à nectria

« Les risques de contaminations débutent dès le stade B (bourgeon gonflé) et sont continuels en période de pluie ». Un fort risque de contamination existe donc cette fin de semaine sur les variétés très sensibles et en fin de floraison.

Oïdium

Des symptômes primaires ont été observés sur deux parcelles de référence (Idared et Pink Lady) sur les onze de cette semaine.

Puceron cendré

Le ravageur est actuellement dans une phase de reproduction rapide et de dispersion au sein des arbres. « En vergers de production, deux parcelles biologiques sont concernées par ce ravageur », rend compte le BSV. Toutefois, les auxiliaires sont présents à proximité des pucerons.

Carpocapse

Excepté un piège à Secondigny, le ravageur n’a été capturé nulle part, ce qui confirme que son vol n’est pas généralisé pour le moment.

Hoplocampe

Sur le réseau de sept parcelles du BSV, le vol a commencé le 8 avril et suit la courbe de l’année dernière, dont le pic a eu lieu le 23 avril. Le risque est élevé en parcelles sensibles. Le seuil est fixé de 20 à 30 individus par piège.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Benjamin, ambassadeur de la jeune agriculture
Toute cette semaine, les jeunes agriculteurs ont mis un coup de projecteur sur l’installation, en multipliant les vidéos et…
Installation agriculture Deux-Sèvres Clément Charron
Reprendre et moderniser, pour faire rempart au lait étranger
En reprenant la ferme familiale à La Chapelle-Bertrand, Clément maintient le fragile tissu des exploitations laitières deux-…
Cosset et fils : le négoce dans le sang
Implanté depuis 70 ans à Saint-Pompain, dans les Deux-Sèvres, le négoce agricole Cosset et fils démarre un projet de…
Le veau Paillard, un pari sur l’avenir à plus de 21000  euros
La campagne de vente de la station de Lanaud, en janvier, a permis à quatre éleveurs de Charente et de la Vienne de décrocher le…
L’usine de Thouars donne vie à la filière 100% bio Oleosyn
Les groupes Avril et Terrena ont investi 5,7 millions d’euros dans un outil de trituration de graines bio à Thouars. Opérationnel…
Pas de semis direct sans la philosophie qui va avec
Le semis direct, encore marginal, se répand dans les champs. Les Cuma s’équipent, un semoir made in Deux-Sèvres s’exporte dans le…
Publicité