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Chaque élevage doit devenir une bulle sanitaire étanche

Sept exploitations ont fait l’objet de mesures d’abattage cet hiver. Ce début d’été, la production reprend. Les éleveurs cherchent à isoler les fermes assainies. Ils alertent sur l’excès de mesures de biosécurité qui pourrait démobiliser les producteurs.

François Geay va enfin pouvoir reprendre son activité. Il sera attentif à la circulation des véhicules, l’un des principaux facteurs à risques.
François Geay va enfin pouvoir reprendre son activité. Il sera attentif à la circulation des véhicules, l’un des principaux facteurs à risques.
© F.G.

Jeudi 29 juin, François Geay obtenait le précieux sésame de la DDCSPP. Le 17 juillet, 9 000 canetons redonneront vie aux bâtiments de l’exploitation vides depuis le 8 avril. Au cours de cette journée noire de printemps, l’éleveur de Saint-Gelais assistait à l’abattage des 4 000 canards encore présents sur sa ferme. Les analyses réalisées dans le cadre de la zone de surveillance arrêtée suite à la détection du virus influenza aviaire dans un rayon de 10 km sont revenues positives. Les anticorps créés au passage d’un virus faiblement pathogène ont été retrouvés dans le sang des animaux prélevés. Conformément à la règle, l’élevage a été abattu. L’administration veut limiter la circulation virale (voir l’interview d’Axelle Scoisec en page 9). Vider et désinfecter les structures par lesquelles l’influenza aviaire passe ou est passée est à ce jour la méthode retenue par l’État.

Abattage, désinfection, contrôles, mise en œuvre des mesures de biosécurité… Après une perte d’exploitation de trois mois, François peut reprendre son activité. L’élevage, plus encore qu’hier, est isolé de l’extérieur. « L’idée est de créer des bulles étanches, illustre Jean-Robert Morille, producteur installé à Augé et concerné le 12 janvier par l’abattage de 29 000 canards. Chaque ferme est une bulle. Les entrées et les sorties ne peuvent avoir lieu sans désinfection ».
Jusqu’ici, le product

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