Aller au contenu principal

Lait de chèvre
Comment réduire la production laitière ?

La diminution de production est recommandée pour pouvoir faire face à la reprise de la demande après la crise.

© Idele

L’Idele a produit un ensemble de recommandations aux éleveurs caprins pour diminuer la production laitière lors de la période de confinement. L’enjeu est de pouvoir récupérer un niveau de production maximum quand la demande de lait sera rétablie. Pour chacune des solutions proposées, les risques sanitaires doivent également être évalués.

La monotraite est, d’après l’Idele, la solution à privilégier dans la situation actuelle car elle est possible dès le début de lactation, excepté pour les primipares, où un minimum de 4 à 5 semaines en double traite est nécessaire. Cette pratique induit une perte de production moyenne de 12 à 15 % et au maximum de 30 %, dont une partie peut être récupérée au retour en double traite. Elle semble tolérée par les chèvres hautes productrices, mais l’adaptation de l’alimentation est probablement nécessaire pour éviter une transition trop brutale.

La modification du débit et de la durée de la traite peut également générer des dysfonctionnements à anticiper ou surveiller pour éviter les infections mammaires (capacité du lactoduc, dépose automatique, traite humide…). Ce risque peut par ailleurs être limité en réformant plus rapidement les chèvres potentiellement infectées (mammite, cellule, déséquilibre…).

En cas de distribution des surplus de lait aux chevrettes, la pression d’infection par le Caev n’est que modérément augmentée pour les élevages distribuant habituellement du colostrum de mélange non thermisé. Le risque paratuberculose et mycoplasme est à relativiser en l’absence de symptômes chez les adultes.

En cas d’engraissement de chevreaux, sous réserve que leur vente soit possible, les risques sont d’abord liés à la surcharge du bâtiment et au développement de pathologie respiratoire. Le confinement des chevreaux doit être évité !

Les autres solutions comme la réforme ou le tarissement précoce, la baisse de la ration, la préparation de tomme… sont exposés par l’Idele.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Benjamin, ambassadeur de la jeune agriculture
Toute cette semaine, les jeunes agriculteurs ont mis un coup de projecteur sur l’installation, en multipliant les vidéos et…
Installation agriculture Deux-Sèvres Clément Charron
Reprendre et moderniser, pour faire rempart au lait étranger
En reprenant la ferme familiale à La Chapelle-Bertrand, Clément maintient le fragile tissu des exploitations laitières deux-…
Cosset et fils : le négoce dans le sang
Implanté depuis 70 ans à Saint-Pompain, dans les Deux-Sèvres, le négoce agricole Cosset et fils démarre un projet de…
Le veau Paillard, un pari sur l’avenir à plus de 21000  euros
La campagne de vente de la station de Lanaud, en janvier, a permis à quatre éleveurs de Charente et de la Vienne de décrocher le…
L’usine de Thouars donne vie à la filière 100% bio Oleosyn
Les groupes Avril et Terrena ont investi 5,7 millions d’euros dans un outil de trituration de graines bio à Thouars. Opérationnel…
Pas de semis direct sans la philosophie qui va avec
Le semis direct, encore marginal, se répand dans les champs. Les Cuma s’équipent, un semoir made in Deux-Sèvres s’exporte dans le…
Publicité