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Santé
Complémentaire santé : « un accord avantageux »

Interview de Daniel Renaud, président de la commission employeurs de la FDSEA.

Les salariés vont bénéficier d'une complémentaire santé obligatoire dès le 1er janvier.
Les salariés vont bénéficier d'une complémentaire santé obligatoire dès le 1er janvier.
© Leitenberger

 

La FDSEA est signataire d’un accord qui impose une nouvelle charge aux entreprises et aux salariés de la production agricole. Croyez-vous que cela soit opportun dans la période de crise que nous vivons actuellement ?

Je pourrais vous répondre tout simplement, car c’est vrai, que nous n’avons pas eu le choix. Si nous n’avions pas signé cet accord départemental sur la complémentaire santé des salariés agricoles, nous nous serions vus imposer, dès le 1er janvier 2010, un accord national qui offrait des prestations moins intéressantes et moins pertinentes pour les salariés. Mais la réponse ne peut pas se limiter à cette obligation. L’accord que nous avons signé à l’unanimité (tous les syndicats de salariés l’ont signé, ce qui est rare), est un accord bon et utile. Il s’inscrit dans le dialogue social que nous avons la chance d’avoir au niveau départemental. Il permet que les salariés agricoles bénéficient des mêmes avantages que ceux des autres secteurs d’activité. C’est aussi comme ça que nous conserveront des salariés agricoles compétents et que nous en attirerons de nouveaux.

Certains salariés critiquent l’accord en disant qu’ils bénéficiaient déjà d’une très bonne mutuelle et qu’ils allaient devoir l’abandonner au profit de la complémentaire santé obligatoire. Qu’en pensez-vous ?

Grâce à un effet de masse important (tous les salariés agricoles sont concernés), nous avons pu obtenir des taux de cotisation particulièrement intéressants pour la complémentaire santé obligatoire. Ces taux sont sans commune mesure avec les taux proposés à titre individuel et ils sont indépendants de l’âge du salarié et de l’état de santé du salarié. De plus, le salarié peut choisir de couvrir son conjoint et ses enfants pour un montant très intéressant. Enfin, n’oublions pas que le caractère obligatoire de l’accord a également deux autres avantages : les cotisations viennent réduire le net imposable, et le salarié peut continuer à bénéficier du régime même après son départ à la retraite. Ceux qui critiquent n’ont sans doute pas encore fait leurs calculs… Ils verront très vite qu’ils vont économiser chaque année des sommes importantes.

Cet accord pourra-t-il évoluer dans le temps ?

Les partenaires sociaux du département des Deux-Sèvres ont opté pour la négociation d’un accord départemental. Cette option offre plusieurs avantages dont notamment celui de garder la main : nous pourrons faire évoluer cet accord dans les années qui viennent comme nous le souhaiterons.

Les salariés agricoles du département vont donc être bien couverts… Et qu’en est-il des agriculteurs : ne peut-on pas imaginer un système équivalent ?

La réglementation ne permet pas de mettre en place pour les agriculteurs un accord obligatoire du même type que celui signé pour les salariés. Mais la FDSEA n’oublie pas pour autant les exploitants. Cette année un contrat groupe vient d’être mis en place pour les anciens exploitants et un travail similaire est prévu pour les actifs l’année prochaine. Affaire à suivre !

 

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