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Rendez-vous
Congrès 2009 : la FNSEA choisit Poitiers

La FDSEA de la Vienne et la FRSEA Poitou-Charentes sont chargées d’organiser le congrès de la FNSEA en 2009.

En 2009, la FDSEA de la Vienne et la FRSEA Poitou-Charentes auront la lourde tâche d’organiser le 63e  congrès nationale 
de la Fnsea.
En 2009, la FDSEA de la Vienne et la FRSEA Poitou-Charentes auront la lourde tâche d’organiser le 63e congrès nationale
de la Fnsea.
© DR
Belle victoire pour l’équipe de Dominique Marchand. La FDSEA de la Vienne et la FRSEA de Poitou-Charentes viennent de se voir confier l’organisation du 63e congrès national de la FNSEA. Ce sera au Futuroscope, les 31 mars, 1er et 2 avril et c’est une grande « première » pour notre région Questions au président de la FDSEA de la Vienne, Dominique Marchand. Après Nantes cette année, on peut être surpris de voir la FNSEA choisir Poitiers et le Futuroscope qui sont proches géographiquement pour son prochain congrès. Dominique Marchand : On y croyait sans trop y croire en raison de cette proximité géographique. On s’était porté candidat au début de l’année 2007 et il semble que nous avons remporté le match… aux tirs aux buts ! Les villes d’Auxerre et de Biarritz étaient également sur les rangs. ça s’est joué d’un rien en notre faveur. Justement, comment expliquez-vous ce choix ? Le fait que nous ayons eu très tôt le soutien au niveau régional (FRSEA) a dû peser lourd. Et puis il faut avoir les infrastructures adéquates et le site du Futuroscope est attractif et adapté pour accueillir plus de 1 000 personnes. Comment se déroulera le congrès ? Il est trop tôt pour rentrer dans les détails mais les travaux d’un congrès de la FNSEA démarrent le mardi en début d’après-midi et s’achèvent le jeudi à 14 heures. C’est généralement le ministre de l’Agriculture qui clôture. Le temps fort c’est aussi le dîner de gala du mercredi soir qui réunira 1 500 personnes sur le site du Futuroscope. Il faut savoir qu’un congrès national, c’est 800 à 1 000 participants. C’est un coup de projecteur énorme sur une ville et une région mais aussi sur le premier syndicat agricole français qui y montre chaque année sa vitalité et toute son organisation. Il y a des débats nourris, des contributions, des arbitrages, c’est un grand moment de démocratie. Et puis nos produits régionaux seront forcément à l’honneur ! Nantes a accueilli le président de la République cette année. Vous y croyez pour 2009 ? Ce serait étonnant mais sait-on jamais. Par contre, pourquoi pas le Premier ministre ? J’imagine que pour votre syndicat et pour la Vienne, c’est une belle satisfaction ? L’obtention du congrès est pour nous une belle récompense. ça s’inscrit dans notre projet syndical départemental, dans une phase de relance de notre FDSEA qui porte ses fruits : nous avons redynamisé notre service juridique/employeurs et renouvelé une grande partie de notre réseau local. Nous allons maintenant développer la relance syndicale en partenariat avec les JA. Le congrès 2009, c’est la cerise sur le gâteau. Il va créer une émulation du réseau, ça va motiver tout le monde, adhérents et équipe administrative. Maintenant, il faut que tout le monde se mette au travail pour réussir ce challenge. Propos recueillis par Gérard Seguinjean-Michel Lemétayer est préoccupé par la faiblesse du débat actuel sur l’avenir de l’agriculture. Qu’attendez-vous de la présidence française de l’UE ? Jean-Michel Lemétayer : Nous invitons le président Sarkoy à mettre sur pied une conférence des chefs d’État et de gouvernement sur l’ambition agricole et agroalimentaire de l’Europe. Avant de penser à 2013, il serait opportun qu’il y ait un vrai débat de fond sur les objectifs de la politique agricole. La réponse ne peut venir que des chefs d’État et de gouvernement. Avez-vous déjà pris des contacts pour l’organisation d’une telle conférence ? C’est tout à fait jouable à l’automne. Il y a un piège terrible qui nous attend. Si, au plus haut niveau, on ne fixe pas le cap, je crains le pire, et le pire c’est qu’une nouvelle fois on ajuste la Pac pour 2 013 par le biais du débat budgétaire de 2010. Quelle est la proposition du bilan de santé de la Pac que vous rejetez d’emblée ? Sur le fond c’est le quasi-démantèlement de tout mécanisme de gestion de marché. Et puis il y a la modulation. Dans certains cas, le bilan de santé va trop loin ; il aurait fallu une évaluation. Sur le découplage, la France est en décalage par rapport à la majorité des pays. La mise en œuvre du bilan de santé en France pose plus de questions que dans beaucoup d’autres pays. Découpler peut amener à l’abandon partiel de certaines productions. Et, si on n’y prend pas garde, l’Europe sera très performante sur certaines productions et deviendra dépendante et de plus en plus importatrice sur d’autres. C’est un choix stratégique. Et les quotas laitiers ? Sur les quotas laitiers, il n’y a pas unanimité au Copa. On est vraiment dans le brouillard le plus complet. Le chahut sur le prix du lait, c’est les prémices d’événements sévères dans le cas de forte volatilité des prix. Si les prix venaient à replonger aux niveaux les plus bas qu’on a connus il y a deux ou trois ans, ça va faire du bruit dans les campagnes compte tenu de l’augmentation des charges. Il va falloir que la politique européenne permette à l’agriculture de s’adapter à une énergie chère. Si on revient aux prix d’il y a deux ou trois ans, il y aura le feu dans les campagnes.
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