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Matériel
Couverts végétaux : transformer les contraintes en opportunité

Les cultures intermédiaires se généralisent. La FDCuma organise des journées de démonstration de matériels de destruction des couverts végétaux. Près de 200 personnes y ont participé.

Deux cents personnes ont participé à la journée de démonstration 
de matériel.
Deux cents personnes ont participé à la journée de démonstration
de matériel.
© DR

L’obligation de mise en place des cultures intermédiaires est une pilule qui a encore bien du mal à passer. En période de baisse des prix des produits agricoles, les coûts inhérents au semis et à la destruction de ces couverts sont souvent dénoncés par les agriculteurs. « Il faut se projeter, estimer les effets bénéfiques à long terme », encourageait Olivier Bottois du fond de sa fosse pédologique. Ce mardi 19 janvier, à la demande de la FDCuma, le technicien de la coopérative CEA Loulay présentait le résultat des essais conduits ces dernières années. 

« Capter l’azote n’est qu’une des vertus de cette pratique. Cette couverture des sols permet également de ramener de la matière organique. La structure des sols s’améliore. » 

Venus volontairement à cette journée de démonstration de matériels organisée par la FDCuma, les agriculteurs dubitatifs se résignent. Les Cipan sont désormais une réalité réglementaire. « Il faut faire avec et au mieux pour que ça coûte le moins cher possible et que l’efficacité soit maximale », conseille Laurent Brisson de Corea, autre partenaire de la demi-journée. Résultat d’essais en main, le technicien a démontré que la pertinence viendrait d’une parfaite connaissance des besoins des terres, support de la culture intermédiaire. La coopérative prône le mélange d’espèces. « Pour un coût de mise en place qui ne doit pas excéder 35 euros de l’hectare », fixe l’intervenant. Un montant plancher possible grâce une autoconsommation de semences produites sur l’exploitation. Dans une telle configuration, un choix pertinent des espèces en adéquation avec les besoins du sol permettrait à moyen terme un retour sur investissement. Avec le radis, de loin le meilleur enracinement, il est possible de travailler la structure du sol. Avec 1,8 tonne de matière sèche à l’hectare, le mélange avoine-vesce aura été le plus efficace pour ramener de la matière organique et capter l’azote. La moutarde est la plante qui cette année aura exporté le plus d’azote. 

 


Les outils en présentation

Hormis cette année, parce que l’hiver au rendez-vous a fait son travail, les Cipan une fois en place doivent être détruites avant le semis suivant. 

La généralisation de la pratique, via la réglementation, stimule la mise au point de matériels performants. Les journées organisées par la FDCuma le 19 janvier à Saint-Léger- de-la-Martinière et le 20 janvier à Largeasse mettaient en scène différents matériels. Les démonstrations, réalisées sur des couverts déjà atrophiés par la rigueur des températures de début janvier, avaient le mérite de présenter une diversité de matériels tels que : 

- Vogel’noot : déchaumeur à disques et à dents à 2, 3, 4, ou 5 rangées ; 

- Actisol : le Roll Krop est un outil à dents développant un travail superficiel du sol. Ce rouleau lacère la végétation ;

- société Suire, groupe Eurotchnics : présentation du déchaumeur twinliner et d’un broyeur à axe vertical ; 

- Lemken Rubin : déchaumeur à disques indépendants ;

- Gyrax : broyeurs à axe vertical ; 

- Ets Payen : broyeur à axe vertical de marque Schulte.


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