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Récolte
Des blés de bonne qualité mais un rendement médiocre

2011 est une mauvaise année pour les céréales à paille et les pois, à un degré moindre pour les colzas, en raison du déficit hydrique. C'est aussi une récolte très hétérogène selon la réserve hydrique des sols et avec des pluies très irrégulières en fin de printemps.

Les premiers résultats de la récolte 2011 sont le reflet d’une campagne 2010-2011 marquée par des conditions climatiques extrêmes aux moments les plus sensibles. Les températures élevées et la sécheresse au printemps sont apparues pendant la phase de montaison-épiaison des céréales et la floraison du colza, et se sont prolongées lors du remplissage des grains. Le cumul des pluies d’avril à début juin est variable avec des orages très localisés, entre 102 mm sur Melle à moins de 50 mm sur Thouars. Le déficit hydrique atteint des records avec - 230 mm sur Melle et près de - 290 mm à Niort pour cette même période. Le premier bilan de la récolte 2011 à partir d'enquêtes réalisées auprès des organismes stockeurs du département, de l'analyse effectuée par les instituts techniques ainsi que des données régionales provenant de France Agrimer et du Scees, laisse entrevoir une mauvaise année pour les céréales à paille et les pois mais aussi une  grande hétérogénéité selon les réserves des sols.



Le colza s’en sort mieux
Le colza d’hiver avec une  superficie de 30 900 ha (27 000 ha en 2010) montre encore cette année sa capacité d’adaptation aux situations difficiles. Les estimations montrent une grande hétérogénéité des rendements de15 à 40 q/ha. Les plus bas sont inférieurs à 20 q/ha et sont dûs à des problèmes de mauvaise implantation ou de parasitisme (orobanche, altises) sinon ils sont compris entre 25 et 35q/ha en sols superficiels en lien avec le déficit hydrique du printemps. Globalement les résultats, quoique limités, ne sont pas aussi faibles que l’on pouvait le craindre. Au niveau des composantes de rendement le nombre de grains/m2 est élevé, les conditions ayant été favorables au cours de la floraison, par contre le PMG est très pénalisé. La quasi-absence de maladies et des dégâts d’insectes limités (altises, mélighètes, pucerons) ont permis de conserver un niveau de rendement qui montre la relative adaptation du colza à la sécheresse, l’enracinement profond de cette culture sur un cycle très long étant un atout. 
Quant à la récolte d’orge, elle est terminée. Avec 14 000 ha et une grande partie en autoconsommation, les rendements estimés seront inférieurs à la moyenne des cinq  dernières années. La plupart des parcelles récoltées se situent entre 35 et 70 q/ha, avec une moyenne autour de 50-52 q/ha. Grâce à son cycle et à une maturité plus précoce, les dégâts sont moins importants que sur le blé. Les orges de printemps sont en revanche plus pénalisées avec un rendement moyen proche de 35 q/ha.Pour le blé d'hiver, les récoltes terminées dans les plaines laissent apparaître un niveau très en dessous de la moyenne des cinq dernières années avec plus de 10 à 15 q/ha de moins soit 50 à 52 q/ha  de moyenne estimée et une forte disparité entre parcelles. Même sur les terres profondes avec des maturités plus tardives, les rendements plafonnent, malgré un nombre d’épis/m2 moins limitant, le remplissage des grains s’y retrouve plus pénalisé à cause de la compétition.  Si les pertes atteignent 20 % à 25 %, dans les zones les plus touchées elles sont de l’ordre de 35 % dans les situations de faibles réserves utiles des sols. En revanche la qualité est bien présente avec de bons PS sauf en cas de fort échaudage, les protéines sont correctes mais sans plus, l’azote ayant eu du mal à être valorisé. En blé dur, les rendements sont encore plus faibles que pour le blé tendre de 25 à 50 q/ha contre 55 q/ha sur la moyenne des cinq dernières années. Le nombre d’épis a été très pénalisé tout comme le PMG. Comme pour les blés tendres, les restrictions d’irrigation n’ont pas permis de conserver certains potentiels.



Des pois grillés sur pied
Les rendements en pois sont très hétérogènes : de 10 à 40 q/ha avec une moyenne très faible autour de 15 à 20 q/ha en cultures sèches (certaines parcelles ont grillé sur pied), et de l’ordre de 30 à 35 q/ha dans les parcelles irriguées. Les cultures d’hiver sont a priori plus pénalisées.Patrick BouchenyCA79

Gestion de l’eau
La totalité des prélèvements d’irrigation dans le milieu naturel sur trois nouvelles zones de gestion est suspendue :
- secteur 8a Boutonne ;- secteur 10a Sèvre niortaise amont  ;
- secteur 10a bis entre Sèvre et Clain.Sur l'ensemble de ces secteurs, l'irrigation des cultures spéciales déclarées en application de l'article 6-1 de l'arrêté cadre du 1er avril 2011 et des prairies temporaires reste cependant autorisée entre 18 h et 9 h le lendemain matin dans la limite d'un volume hebdomadaire réduit de 50%. D'autre part, la totalité de ces restrictions ne s'applique pas, sous réserve d'avoir mis en place un système d'irrigation à économie d'eau sur l'ensemble des îlots considérés, aux cultures ornementales (florales et horticoles), maraîchères (légumières), arboricoles et aux pépinières.
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