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Caprin
Des prix garantis sur cinq ans pour les jeunes producteurs de lait de chèvre

Le Brilac organisait mercredi 21 mai une demi-journée de réflexion sur la transmission des outils et l’installation des jeunes en élevage caprin. En Poitou-Charentes, 752 producteurs sur 1661 ont plus de 50 ans.

Eric Ferré, responsable du pôle installation-transmission à la chambre d’agriculture, a souligné la capacité des jeunes éleveurs à faire évoluer leur système de production en fonction de la conjoncture. Un véritable atout pour la filière.
Eric Ferré, responsable du pôle installation-transmission à la chambre d’agriculture, a souligné la capacité des jeunes éleveurs à faire évoluer leur système de production en fonction de la conjoncture. Un véritable atout pour la filière.
© C. P.

Déterminé à être agriculteur, motivé par l’élevage, Basile Baudouin a conscience que sans la volonté de son prédécesseur à transmettre son exploitation, il ne serait pas aujourd’hui producteur de lait de chèvre sur son actuelle ferme située à Mauzé-sur-le-Mignon. L’engagement des cédants dans la transmission de leur outil est l’un des facteurs dont dépend la capacité de la filière caprine à relever le défi du renouvellement des générations. Mercredi 21 mai, au lycée agricole Jacques-Bujault à Melle, l’interprofession caprine (Brilac) posait la problématique avant d’ouvrir le débat au cours d’une table ronde. Alors que 752 éleveurs sur 1661 identifiés dans la base régionale du Plan Capr’1 sont âgés de plus de 50 ans (418 ont plus de 55 ans), seulement 80 jeunes sont inscrits au répertoire à l’installation. S’il devait s’ajouter à ce manque d’engouement des candidats pour la filière, un manque de confiance des cédants quant à la transmissibilité de leur outil, la situation pourrait devenir critique. Une possibilité redoutée par les entreprises de transformation. « Les éleveurs comme les transformateurs viennent de traverser trois années difficiles », commentaient Mickaël Lamy, administrateur d’Eurial et Patrick Charpentier, vice-président de Terra Lacta. Les volumes de production ont été réduits. L’aval s’est restructuré, se donnant les moyens de travailler de nouveaux marchés. « A l’export, de nouvelles perspectives s’ouvrent, poursuivait Mickaël Lamy avant de donner quelques  chiffres en accord avec son confrère de Terra Lacta. La collecte nationale depuis 2010-2011 est passée de 500 millions de litres à 430 millions. Les perspectives de marché à court terme appellent la reconquête des 70 millions de litres perdus au cœur de la crise. »

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