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Dossier aviculture

Au Pin, Jacky Ligner a une solide expérience dans le domaine du ramassage mécanisé des poulets. Homme de défi, il s’est retroussé les manches pour créer de toutes pièces une machine capable de ramasser les pintades. Laquelle est opérationnelle depuis le mois de mai dernier.

Le  fond du caisson est constitué de deux tapis roulants qui dirigent  les volailles vers un double convoyeur fermé.
Le fond du caisson est constitué de deux tapis roulants qui dirigent les volailles vers un double convoyeur fermé.
© N.C.

Cela fait plus de dix ans que Jacky Ligner s’est lancé dans le ramassage mécanisé des poulets en achetant une Chicken Cat. Il en possède 5 aujourd’hui et emploie une quinzaine de salariés qui interviennent auprès de 300 éleveurs en Deux-Sèvres et dans les départements limitrophes.  A l’écoute de ses clients et des organisations de production qui souhaitaient transposer cette mécanisation au ramassage des pintades, il s’est dit « pourquoi pas » et n’a pas hésité à relever ce défi. Les pintades étant plus volages que les poulets, le principe des bras qui rabattent les volailles vers un tapis convoyeur ne pouvait être retenu. Il a donc fallu repartir d’une feuille blanche et recréer une machine en gérant tout à la fois  les parties métalliques, hydrauliques et électromécaniques et en faisant en sorte que l’ensemble fonctionne en harmonie. Avec l’appui de professionnels compétents dans chacune des spécialités précitées, la gestation du projet fut certes laborieuse mais le résultat final correspond aux attentes de Jacky Ligner.
Comment cela fonctionne-t-il ?   Dans un premier temps on doit couper  le bâtiment en deux par la moitié. Il faut ensuite créer, avec des barrières d’une hauteur de 60 cm environ, une sorte d’entonnoir partant des deux  côtés qui forme au final un couloir permettant l’acheminement  des pintades vers un grand caisson situé à l’arrière de la machine positionnée à l’intérieur du poulailler. Le  fond de ce caisson est constitué de deux tapis roulants qui dirigent  les volailles vers un double convoyeur fermé. A l’autre bout de la machine on dispose le conteneur de réception ou les deux encageurs contrôlent le remplissage des cages, la hauteur de ces dernières s’ajustant automatiquement au fur et à mesure que les cages sont pleines. « Pour éviter les pertes de temps il faut faire en sorte que le caisson soit toujours plein », précise Jacky Ligner. Cela nécessite la présence d’au moins 2 voire 3 personnes pour diriger les pintades vers le caisson. Une fois la première moitié du bâtiment vidée il est possible de déplacer la machine dans le poulailler pour l’approcher le plus près possible des volailles et réduire ainsi les distances de déplacement. « En fonction des équipements et de l’efficacité des approcheurs des pintades il faut compter entre 1 h 30 et 1 h 45 pour remplir un camion », indique-t-il. Ce temps se rapproche de celui observé en ramassage manuel classique. Quant au prix demandé pour cette prestation il est de l’ordre de 0,75 à 1 €/m².
Au final il faut donc 4 à 5 personnes pour réaliser un ramassage dans des conditions beaucoup moins pénibles qu’un enlèvement manuel. C’est pourquoi la Savel, premier opérateur français en pintades, s’est montrée très intéressée par cette machine.

A lire un dossier de 6 pages

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