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Chambre d’agriculture
Fièvre catarrhale et projet de mutualisation au menu de la session de la chambre d’agriculture

La situation de l’élevage et des éleveurs en Deux-Sèvres a monopolisé les débats lors de la session du 3 octobre dernier.

La situation de l’élevage dans le département était au cœur des débats de la session de la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres qui s’est tenue aux Ruralies le 3 octobre dernier. Le tour d’horizon sur l’actualité présenté par le président Daniel Rouvreau a permis d’évoquer la situation difficile de l’élevage dans le département. La fièvre catarrhale était l’une des préoccupations essentielles des membres de la chambre d’agriculture. Lesquels ont débattu sur le fait que le département des Deux-Sèvres touché par le sérotype 8 ne vaccine pas suffisamment. « Cet état de fait peut rendre la situation dramatique à moyen terme. En Deux-Sèvres, moins de 100 000 bovins sont vaccinés aujourd’hui. Mais ce sont les élevages d’ovins qui sont les plus touchés alors qu’ils traversent déjà une crise économique grave », a exposé Daniel Rouvreau. Le secrétaire général de la préfecture a précisé que 120 dossiers avaient été déposés dans le cadre de la procédure « agriculteurs en difficulté » parmi lesquels on retrouve des dossiers ovins, cunicoles et avicoles, qui doivent encaisser les hausses de coûts de production depuis 2007 avec des revenus en baisse. Lors de cette session le budget modificatif a été présenté. A l’équilibre, il a été adopté à l’unanimité. Le budget sera revu le 28 novembre à la prochaine session. Le directeur Pol Lefèbvre a ensuite exposé la réorganisation de la chambre d’agriculture suite au rapprochement avec l’Adasea. La chambre d’agriculture va accueillir dans quelques mois les douze personnes de cette association. Ceci va permettre d’être encore plus présent sur le territoire en développant des actions de développement local et des services encore mieux adaptés pour les agriculteurs et les collectivités, en tenant compte de la réduction des aides de l’Etat. La session s’est poursuivie par le projet de mutualisation qui est en phase avec la réforme générale des politiques publiques. Les chambres d’agriculture sont concernées par cette réforme et l’intègrent dans leur réflexion. Cela passe par l’incitation des responsables professionnels à la consolidation du réseau des chambres d’agriculture autour des chambres régionales, en recherchant la mutualisation des missions et des fonctions. En Poitou-Charentes, les chambres d’agriculture n’ont pas attendu cette recommandation pour y travailler. Enfin, les Universités d’hiver des chambres d’agriculture ont été évoquées. Elles permettent d’aller plus en avant dans la mutualisation et le travail du groupe Chambres d’agriculture. A cet effet, l’Association permanente des chambres d’agriculture va modifier son nom, au niveau national, pour devenir Chambres d’agriculture.
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