Aller au contenu principal

Groupama tente de soulager la pression de ses sociétaires

Maintien des garanties, prise en charge d’indemnités journalières pour les personnes les plus faibles et réductions de cotisations font partie des actions mises en place par l’assureur.

© Groupama

Parfois pointés du doigt pour le manque de prise en charge des impacts de la pandémie par les assureurs, Groupama tient à montrer qu’en ces temps difficiles, il met en place de nombreuses mesures. Et dans les chiffres, cela se traduit par un investissement, au niveau national, de plus de 400 millions d’euros, dans le fonds de solidarité mis en place par l’État notamment, indiquent Walter Guintard et Sylvain Merlus, respectivement président et directeur général de la Caisse régionale, à l’occasion d’un point presse mardi 21 avril. Dans les faits, cela se traduit concrètement par une série de coups de pouce. Ainsi, les personnes les plus fragiles (femmes enceintes, personnes ayant des affections longue durée) qui bénéficient d’indemnités journalières voient le manque à gagner pris en charge par Groupama. Ensuite, les professionnels de santé touchés par le Covid-19 bénéficient de l’abandon de la franchise arrêt de travail. Des réductions de cotisations sont également mises en place pour les professionnels contraints de cesser leur activité ou subissant une perte importante du chiffre d’affaires, « une évaluation qui se fera au cas par cas », précise Sylvain Merlus. Groupama s’engage aussi à abandonner les charges sur trois mois de loyer pour les TPE en grande difficulté, en accord avec les autres assureurs. En ce qui concerne les agriculteurs, il a été décidé de leur rembourser deux mois de cotisation sur l’assurance tracteur, « un geste afin de les remercier pour leur implication ». 

Malgré la baisse d’activité du groupe, estimée à 60%, Groupama a décidé de ne pas faire appel au chômage partiel. Si la quasi-totalité des 1400 salariés sont en télétravail, l’assureur tient à préciser que les agences fermées peuvent, en cas de souci urgent nécessitant une rencontre avec un professionnel, accueillir les clients sur place, uniquement sur rendez-vous.
En attendant que la crise passe, le groupe est en phase de concertation avec les pouvoirs publics pour élaborer un régime d’assurance contre les risques sanitaires majeurs. « Il faudra néanmoins bien calibrer cette offre, alerte Sylvain Merlus, car la pandémie n’est pas techniquement assurable car elle touche tout le monde. Pour l’instant, son coût est estimé à 60 milliards d’euros alors qu’en 2018, l’impact des catastrophes naturelles était, lui, de 1,8 milliard d’euros ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Léa Izambart
Léa veut s’installer, malgré les difficultés
Malgré une conjoncture en berne en bovins allaitants, Léa Izambart fourmille d’idées pour amener un nouveau souffle à l’…
Benjamin, ambassadeur de la jeune agriculture
Toute cette semaine, les jeunes agriculteurs ont mis un coup de projecteur sur l’installation, en multipliant les vidéos et…
Cosset et fils : le négoce dans le sang
Implanté depuis 70 ans à Saint-Pompain, dans les Deux-Sèvres, le négoce agricole Cosset et fils démarre un projet de…
Le veau Paillard, un pari sur l’avenir à plus de 21000  euros
La campagne de vente de la station de Lanaud, en janvier, a permis à quatre éleveurs de Charente et de la Vienne de décrocher le…
Un contexte de plus en plus porteur pour les protéines
Certaines coopératives, comme Terrena, n’ont pas attendu le plan dévoilé en décembre par l’État pour favoriser la culture de…
L’usine de Thouars donne vie à la filière 100% bio Oleosyn
Les groupes Avril et Terrena ont investi 5,7 millions d’euros dans un outil de trituration de graines bio à Thouars. Opérationnel…
Publicité