Aller au contenu principal

Montée des eaux
Ils développent une méthode de natation pour les vaches du Marais Poitevin

Avec le réchauffement climatique, les prédictions annoncent de plus en plus d'eau dans le marais dans les années à venir. Pour éviter de perdre trop de temps à déplacer les troupeaux en barge, trois étudiants vétérinaires ont trouvé la solution : faire nager les vaches.

Vaches qui nagent : temps gagné sur les transports en barge. Des modules de natation synchronisée pourraient être proposés par la suite.
© DR

Lors d'une balade touristique dans le Marais Poitevin, Jean Guille, élève en troisième année au Pôle océanique international supérieur de Senlis-Oise-Noyon (POISSON), avait été marqué par la transhumance de Maraîchines sur des barges : "un morceau de patrimoine, mais qui prend beaucoup de temps aux éleveurs", relevait-il.

Dans le cadre d'un travail de recherche demandé par son cursus, Jean Guille repense à ce tableau maraîchin et se demande comment il pourrait amener une aide aux exploitants de la deuxième zone humide de France. Avec deux élèves de sa promotion, Barbara Coudat et Emma Quereau, il met alors au point une méthode de nage pour les vaches.

Tremper d'abord le bout du sabot

Après des mois de tests sur des simulateurs en laboratoire, puis en conditions réelles, les trois chercheurs parviennent à des résultats. "Il y a eu des déboires au début, mais si on y va progressivement, en traversant un petit ruisseau, puis une rivière, ça commence à marcher", indique Barbara Coudat. Et d'ajouter que certaines races sont plus à l'aise dans l'eau que d'autres :

"Bien sûr l'idéal serait de chercher du côté d'un croisement avec une espèce aquatique, le dauphin par exemple qui est aussi un mammifère, mais cela se fera dans un second temps".

Les trois élèves passeront l'été dans le département à former les éleveurs qui en font la demande et leurs troupeaux. Un module supplémentaire de natation synchronisée pourrait être proposé, pour ceux qui ont la fibre artistique.

En attendant, Jean Guille, Barbara Coudat, Emma Quereau et l'équipe d'Agri79 vous disent "Poisson d'avril" !

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

PCAE : 80 millions d’euros sur un an, du jamais vu
L’enveloppe de cette année permettra de financer plus du double des projets habituels, avec une sélection plus large que par le…
Gâtine, Deux-Sèvres, qualité des eaux, prairie, élevage
Pour la qualité de l’eau, la société a besoin de l’élevage
Communication, mais également expérimentations : les syndicats des eaux et le Pays de Gâtine s’engagent pour maintenir l’élevage…
Le cuir, une histoire de famille
Rebecca Larapidie a créé Abak’art, sa marque de maroquinerie, pour laquelle elle utilise exclusivement les peaux de bovins élevés…
Un concours réussi et une belle dynamique au marché ovin de Parthenay
Le concours annuel des agneaux a donné lieu à une belle présentation, de l’avis des organisateurs. Au marché au cadran, la…
La mort du bovin viande

Une nouvelle Pac se profile !

Le ministère propose une remise en cause du montant de l’enveloppe dédiée à la…

Renard, Dégâts aux cultures, Esod
La fédération des chasseurs et la Chambre d'agriculture invitent à déclarer les dégâts
Pour qu’elle puisse être régulée toute l’année, une espèce doit être inscrite dans la liste des espèces susceptibles d’…
Publicité