Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Minoterie
La demande de farine en 1 kilo multipliée par vingt

Depuis trois semaines, Louis-Marie Bellot et ses équipes gèrent au jour le jour. Organisation et anticipation permettent de passer au mieux cette période inédite et surtout imprévisible. 

En 2015, l'entreprise familiale ouvrait ses portes au public. La famille Bellot ne pouvait alors imaginer avoir à gérer une telle déstructuration du marché cinq ans plus tard.
© Christelle Picaud

A la minoterie Bellot, la période de confinement avait été anticipée. « Et heureusement », commente Louis-Marie Bellot le président de la société. La sécurité des salariés a rapidement été organisée dans cette unité de production qui pratique les 3 x 8. Conséquence : peu d’absentéisme n’est à déplorer sur l’actuelle période de confinement. Un atout pour l’entreprise de St-Martin-de-St-Maixent qui depuis trois semaines doit composer avec un marché totalement désorganisé. « En mars, nous avons fait l’équivalent d’un mois de décembre en volume ». Quelques jours avant le confinement, les boulangers ont fait le plein de farine. « Les stocks de matières premières et de sacs gonflés début mars et la mobilisation des équipes nous ont permis de faire face à une demande multipliée par trois ou quatre la semaine du confinement ».

Une période inédite

Depuis, le meunier gère au jour le jour. « La période est difficile pour les boulangers. Un jour, ils manquent de pain, le lendemain, ils en jettent. Les gens sortent peu. Leur consommation est imprévisible », explique Louis-Marie Bellot. En conséquence, la dernière semaine de mars et la première d’avril sont des semaines qui accusent une forte baisse dans commandes reçues par le minotier. A ce jour, le chef de file considère qu’il est trop tôt pour se projeter sur les résultats d’avril. « Nous sommes dans une période inédite. Nous n’avons aucun point de repère ». Il cite pour preuve l’inattendu marché de la farine en sachet d’un kilo. Les rayons épicerie des supermarchés ont été dévalisés. Toutes les grandes surfaces nous appellent. Pour tenter de répondre à la demande, nous avons fermé notre point de vente sur site pour réorienter du personnel ». Sur ce produit, Louis-Marie Bellot fait face à une demande qui explose littéralement. « Les volumes commandés sont multipliés par vingt. C’est hallucinant ».   

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le déconfinement se prépare en Deux-Sèvres
Département classé vert, les Deux-Sèvres sont très peu touchés par l’épidémie de Covid-19. La sortie du confinement se prépare…
Les bruits liés aux canons effaroucheurs d’oiseaux

L’agriculture génère des bruits, notamment pendant la saison des gros travaux, récolte, semis, et notamment lors des semis de…

Benoit Forestier, un vétérinaire rural en constante adaptation
Benoit Forestier, vétérinaire rural depuis trente ans à Chiché, a vu son métier se transformer en même temps que la profession d’…
Hélène Blaud, présidente nationale des anciens exploitants
Jeudi 14 mai, Hélène Blaud a été élue présidente de la section nationale des anciens exploitants. Pendant trois ans, la Deux-…
Partir de la ferme... pour mieux revenir
Alexandre Brousseau rejoint l’exploitation familiale à Nueil-les-Aubiers, après avoir acquis de l’expérience comme technicien-…
L’agroalimentaire a mis les bouchées doubles pendant le confinement
La fermeture de la restauration hors domicile a obligé la filière à se tourner vers la grande distribution, alors que la demande…
Publicité