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La double peine des agriculteurs et éleveurs irrigants du Thouet

Sans irrigation, Assais-les-Jumeaux devrait tirer un trait sur les productions végétales spécialisées et l’élevage. Avec l’arrêt des prélèvements dans le Thouet, les agriculteurs de la commune ne peuvent compter que sur la pluie pour sauver leurs récoltes.

Dominique Rousseau, Joël Nerbusson Benoît Guérin devant un enrouleur à l’arrêt. Sans irrigation, graines potagères, maïs ensilage et maïs semence sont condamnées.
Dominique Rousseau, Joël Nerbusson Benoît Guérin devant un enrouleur à l’arrêt. Sans irrigation, graines potagères, maïs ensilage et maïs semence sont condamnées.
© G.R.

«Personne n’imaginait que l’on en arriverait à une pénurie d’eau ». Dominique Rousseau comme les autres irrigants de la commune d’Assais ont dû se rendre à l’évidence après les travaux sur le barrage du Cébron qui ont pris du retard à l’automne dernier, mais aussi à cause de la faible pluviométrie de l’hiver.
Sur la commune, l’irrigation est gérée par l’Association syndicale autorisée des exploitants de la plaine d’Assais, soit un tiers des volumes alloués à partir du barrage qui réalimente le Thouet. Mais cette année, elle est réservée à l’eau potable alors qu’en l’absence de pénurie, 3 millions de mètres cubes lui sont réservés. Tout au moins pour une utilisation du 15 juin à fin septembre, alors qu’au printemps « les prélèvements dans le Thouet sont possibles, sans réalimentation par le barrage », explique le président de l’ASA, Joël Nerbusson. « Mais aujourd’hui, nous n’avons pas la possibilité d’irriguer la nuit, regrette Benoît Guérin. Nous sommes un peu agacés parce que nos collègues qui ne dépendent pas de l’eau du Cébron - sur la Dive, par exemple - sont soumis aux restrictions d’un arrêté préfectoral, comme nous, mais ils peuvent irriguer la nuit pour des cultures qui ne sont pas dérogatoires, comme le maïs grain ».

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