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Glac
La feuille de route du Glac dévoilée pour les cinq prochaines années

Confortable réélection des administrateurs sortants de Lescure, dont le président du Glac, Alain Lebret, et présentation de la feuille de route du groupe à l’horizon 2015, ont été les points forts des assemblées de Lescure-Bougon et de Charentes-Lait.

Laurent Gallois-Montbrun, directeur général et Alain Lebret, président du Glac, se trouvent confortés dans leur entreprise.
Laurent Gallois-Montbrun, directeur général et Alain Lebret, président du Glac, se trouvent confortés dans leur entreprise.
© DR

Cette année, le renouvellement du conseil d’administration du Glac, n’a pas été qu’une simple formalité. Déjà, les réunions de sections de Lescure-Bougon avaient été quelque peu agitées, un certain nombre de producteurs, membres de l’Apli, n’ayant pas hésité à vertement critiquer l’équipe dirigeante dans un contexte tendu en lait de vache comme en production caprine. Cinq éleveurs se sont porté candidats, face à des personnalités de la coopérative telles qu’Alain Lebret et Patrick Charpentier. Mais l’équipe en place a été largement confortée et le président du Glac a même été le mieux réélu, ce qui va lui permettre de poursuivre la restructuration du premier groupe coopératif laitier régional. Laurent Gallois-Montbrun, directeur du Glac, nommé en avril 2010, s’attache à « remettre les affaires d’aplomb » et il a donné sa vision du Glac pour les cinq prochaines années. Ses objectifs sont concentrés sur la valorisation du lait des éleveurs, la pérennité des débouchés et l’indépendance d’un groupe construit sur des valeurs régionales. « Nous devons sortir du cercle dans lequel nous sommes engagés en modernisant nos outils de production », explique-t-il en rappelant la fermeture de l’usine de Lezay, avant celle de Chadenac prévue à l’automne. Il veut aussi porter les usines de Saint-Michel, Saint-Loup et Saint-Saviol au maximum de leurs capacités. « Nous avons une vision au-delà de notre région », ajoute Laurent Gallois-Montbrun.
Moderniser les outilsL’objectif des dirigeants est de sortir régulièrement un résultat de 10 millions d’euros mais aussi d’investir autant tous les ans, pour pérenniser les marques, et augmenter le soutien en communication. « Pour ce qui concerne l’amont, notre ambition c’est de maintenir les litrages collectés et de poursuivre la réorganisation de la collecte en optimisant les tournées. » Pour le directeur du Glac, les ambitions sont européennes (500 M de litres de lait et 30 M de litres de crème), et il regarde vers l’Espagne où un groupe comme Lactalis prend actuellement de solides positions. Aux éleveurs qui s’impatientent de ne pas constater de changements plus rapides (et un lait payé plus cher !), Alain Lebret a répondu qu’après trois années de lourdes pertes, 2010 et 2011 sont des années de réorganisation de l’entreprise en profondeur. « On est dans l’action mais ça prend du temps. Ce sont des évolutions indispensables qu’il aurait fallu faire plus tôt ; il nous faut retrouver de la compétitivité et il y a un gros effort de remise en question à tous les niveaux. En 2012, on commencera à recueillir les fruits de nos efforts. »Parmi les nouveautés annoncées par le président, signalons le projet de fondre les activités des quatre coopératives de collecte (Capribeur, Charentes-Lait, Usval et Lescure-Bougon) au sein du Glac, de manière à simplifier la gestion de l’outil.

Déficits d’exploitation
- Charentes-Lait : pour l’exercice 2010, la collecte de lait de vache s’élève à 114,5 Ml (- 4,46 %) et 9,9 Ml de lait de chèvre (+ 2,24 %). Le résultat d’exploitation est déficitaire de 900 000 € pour un CA de 134 M€ en augmentation de 1,39 %.
- Lescure : même tendance avec une collecte de lait de vache de 222 Ml (-1,75 %) et une augmentation de la collecte de lait de chèvre de 8,48 % à 75,6 Ml. Le CA s’élève à 194 M€, en hausse de 8% et le résultat d’exploitation est négatif à 1,3 M€.


Fusion Glac-Eurial : le oui maisLe sujet a été abordé en fin de réunion par le président de l’Usval, Jean-Louis Guillon, en réponse à un adhérent. « On a fait réaliser une étude qui coûte cher, mais qui peut rapporter gros par ce qu’elle nous a révélé y compris sur nos propres faiblesses », a expliqué Jean-Louis Guillon. « Le mariage est sûrement souhaitable, j’en reste convaincu, et tout milite pour que ça aboutisse, mais il ne peut pas se faire à n’importe quel prix et on doit d’abord veiller à assurer le quotidien. »

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