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Caprins
La filière caprine dit oui à la campagne publicitaire

Producteurs et transformateurs du Poitou-Charentes et des Pays de la Loire mettent la main à la poche pour promouvoir la diversité et la qualité de leurs fromages de chèvre sur les ondes des radios locales.

Deux versions de spots publicitaires sont créées.  Elles permettent d’adapter le message au contexte de production de chacune des régions.
Deux versions de spots publicitaires sont créées. Elles permettent d’adapter le message au contexte de production de chacune des régions.
© N. C.
«Toutes les chèvres disent ouêêêêê », scandent une voix off. Cet enthousiasme à l’égard des produits caprins gagnera cet été habitants et touristes qui séjourneront en Poitou-Charentes et dans les Pays de la Loire. Sur la plage, dans un supermarché, en voiture, et même au cœur des exploitations agricoles, le bêlement partisan des biquettes sera diffusé sur les ondes des radios locales. Du 1er au 15 août, via le Bureau régional interprofessionnel du lait de chèvre (Brilac), la filière investit pour prolonger l’action de communication nationale financée par l’Anicap en début d’année. « La consommation ralentit alors même que la production continue d’augmenter. Les stocks de lait enflent. Cette promotion collective doit relancer les achats des ménages. C’est essentiel dans le contexte de crise que nous connaissons », explique Jean-Jacques Labbe, président du Brilac. Mercredi 6 juillet, aux Ruralies, lors de l’assemblée générale de la structure, les différentes familles professionnelles, éleveurs et transformateurs, ont validé le financement du plan média régional. L’entrée officielle de la région des Pays de la Loire au Brilac – validée ce même jour – offre une force de frappe supplémentaire. Cette opération montée par l’interprofession nécessite un budget de 220 000 euros. Les deux régions ont été démarchées. Les dernières négociations sont en cours. L’Association centrale des laiteries met la main à la poche. Les éleveurs également. La collecte de fonds va se mettre en place. « Les producteurs participeront à hauteur de 0,35 centime d’euro par 1000 litres de lait livrés. Ce prélèvement commencera dès septembre via la paie de lait », synthétise Géraldine Verdier, animatrice du Brilac.Le message lancé sur les ondes, l’action de communication se prolongera dans les supermarchés. Matériels de promotion et animation devraient stimuler les ventes. « Nous devons nous investir, nous sommes les plus crédibles pour parler de notre produit », incite François Bonnet. Le budget global du  plan média compte une ligne dédommagement. « 300 euros seront versés aux exploitants disposés à intervenir dans les magasins », précise Géraldine Verdier. Faire fondre les surstocks afin d’assainir le marché est la finalité de cette action collective. Fin février 2011, précisait-on lors de la réunion annuelle du Brilac, les réserves étaient en augmentation de 21,8 % .Grille cellules : négociation autour de la date d’application
Ces dernières semaines, éleveurs et entreprises de collecte négocient. « Le plan de sortie de crise et son incidence sur la maîtrise des volumes et l’évolution du prix du litre de lait n’est pas remis en cause. Nous ne pouvons nous soustraire aux réalités du marché », commente Jean-François Bernard, président de la section caprine de la Fnsea Poitou-Charentes. En revanche, explique le syndicaliste, en cette période particulièrement difficile sur un plan économique pour le maillon production « il convient de ne pas en rajouter ». L’application rapide de la nouvelle grille cellules pénaliserait sévèrement des producteurs contraints cette année par la sécheresse à investir dans l’alimentation. « La récolte est mauvaise, les fourrages de substitution coûtent extrêmement chers, les matières premières flambent. Si l’application de cette grille de pénalités semble inéluctable, elle ne peut entrer en vigueur aujourd’hui. » Il y a consensus au sein de la famille « éleveurs » du Brilac. L’idéal pour tous serait que le report aille jusqu’à la fin du premier trimestre 2012. Les transformateurs, représentés par Jean-Jacques Labbe, défendent un report jusqu’à octobre 2011. Les négociations se poursuivent.
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