Aller au contenu principal

La Fnsea 79 vent debout contre la sanctuarisation des prairies

Face aux projets du ministre sur la classification des prairies temporaires et des haies, la Fnsea 79 a manifesté jeudi 19 mars devant la sous-préfecture de Parthenay.

Alors que devant la sous-préfecture une équipe s’occupait de préparer le semis puis de semer à la volée une belle prairie, une délégation était reçue par Annick Pâquet, sous-préfète de Bressuire.
Alors que devant la sous-préfecture une équipe s’occupait de préparer le semis puis de semer à la volée une belle prairie, une délégation était reçue par Annick Pâquet, sous-préfète de Bressuire.
© N.C.

Dans le cadre de la réforme de la PAC, l’État français a pour objectif de sanctuariser les prairies et les haies. Le ministère de l’Agriculture a indiqué récemment que toutes les prairies qui, pendant six ans consécutifs, auront été déclarées prairies temporaires vont devenir des prairies permanentes. Un certain nombre de prairies dites sensibles ne pourront pas être retournées. Et, cerise sur le gâteau, les haies vont être figées avec interdiction de les supprimer. Face à cette réglementation qu’Alain Chabauty juge « intolérable et injustifiée », la Fnsea 79 a décidé de montrer son opposition en venant semer une prairie et planter une haie devant la sous-préfecture de Parthenay, jeudi 19 mars.
Cette action a rassemblé 150 agriculteurs venus montrer leur mécontentement face à cette réglementation qui vient s’ajouter à une liste de contraintes déjà bien trop conséquente. Alain Chabauty devant ses adhérents a indiqué « ne pas comprendre cette réglementation qui va à l’encontre du bon sens paysan ». Philippe Leysenne, responsable environnement, a pour sa part  insisté sur la nécessité agronomique et environnementale de régénérer  les prairies et les haies. Et Oliver Renaud, secrétaire générale de la Fnsea79, d’ironiser sur cette réglementation en indiquant que si « l’administration veut maintenir l’élevage avec des mesures anti-économiques, il va dans le mur ». Enfin, Alain Chabauty a terminé son discours sur la nécessité d’avoir des signaux positifs au vu du contexte économique et aussi du défi du renouvellement des générations.

Une sous-préfète à l’écoute
Alors que devant la sous-préfecture une équipe s’occupait de préparer le semis puis de semer à la volée une belle prairie, une délégation était reçue par Annick Pâquet, sous-préfète de Bressuire, également sous-préfète de Parthenay depuis le départ du sous-préfet. Alain Chabauty, Olivier Renaud, Patrice Coutin de la chambre d’agriculture et Julien Dupuis de la JA 79 composaient la délégation. La Fnsea 79 a relayé le message de colère des agriculteurs sur les prairies et les haies mais aussi fait le point sur les éléments de la réforme de la PAC qui reste encore en suspens. Patrice Coutin, de la chambre d’agriculture, a indiqué que la chambre soutenait l’action et comprenait les agriculteurs. Julien Dupuis en a profité pour expliquer les problèmes de cette nouvelle réglementation pour un jeune qui s’installe et alerter la sous-préfète sur la non-validation par la Commission européenne du dispositif DJA français. La sous-préfète s’est montrée à l’écoute, tout comme le DDT et Monsieur Chariot. « Nous avons compris le message », a conclu Annick Pâquet.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Benjamin, ambassadeur de la jeune agriculture
Toute cette semaine, les jeunes agriculteurs ont mis un coup de projecteur sur l’installation, en multipliant les vidéos et…
Installation agriculture Deux-Sèvres Clément Charron
Reprendre et moderniser, pour faire rempart au lait étranger
En reprenant la ferme familiale à La Chapelle-Bertrand, Clément maintient le fragile tissu des exploitations laitières deux-…
Cosset et fils : le négoce dans le sang
Implanté depuis 70 ans à Saint-Pompain, dans les Deux-Sèvres, le négoce agricole Cosset et fils démarre un projet de…
Le veau Paillard, un pari sur l’avenir à plus de 21000  euros
La campagne de vente de la station de Lanaud, en janvier, a permis à quatre éleveurs de Charente et de la Vienne de décrocher le…
L’usine de Thouars donne vie à la filière 100% bio Oleosyn
Les groupes Avril et Terrena ont investi 5,7 millions d’euros dans un outil de trituration de graines bio à Thouars. Opérationnel…
Pas de semis direct sans la philosophie qui va avec
Le semis direct, encore marginal, se répand dans les champs. Les Cuma s’équipent, un semoir made in Deux-Sèvres s’exporte dans le…
Publicité