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Porcs
La gestation se poursuit pour la maternité collective

Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable pour le projet de maternité collective de Luzay. Au tour maintenant du Coderst et de la préfète de s’exprimer.

La nouvelle est tombée en début de semaine dernière. Une demi-surprise pour Mickaël Boudier : « Nous pensions, espérions fortement pour le moins, que le commissaire enquêteur exprime un avis favorable. » Un souhait réalisé pour ces six exploitants associés dans le projet de la SCEA Micha - maternité collective porcine sur la commune de Luzay – qui ont mis en œuvre de gros moyens. « Nous avons beaucoup travaillé notre dossier. Limiter les risques de nuisances est l’un des objectifs poursuivis depuis le début. » Une nécessité, selon l’investisseur. « Cette maternité devrait voir le jour sur une commune d’où aucun des associés n’est originaire. Notre objectif, depuis le début, est de montrer que l’on peut nous faire confiance. » L’outil collectif en projet présente des équipements bien plus performants que ceux imposés par la réglementation. « C’est possible parce que nous investissons à six et que l’atelier comptera 1028 truies », précise-t-il. C’est ainsi que lorsque les règles administratives imposent 125 ha de surface d’épandage, les associés en engagent 600. « Le lisier servira d’amendement sur les seules cultures de colza et maïs. Des couverts compatibles avec un objectif enfouissement rapide. » Les bâtiments d’élevage seront dotés des dernières technologies en matière de lavage d’air. Les fosses seront couvertes et les éventuelles nuisances olfactives traitées avec le produit Azofacr. « Parmi les réserves posées par le commissaire enquêteur, une bonne moitié a été levée dans le mémoire en réponse publié. Pour le reste, une partie est d’ordre réglementaire. Les vérifications nécessaires sont en cours. Il nous est également demandé de prendre contact avec les riverains, d’ouvrir le dialogue. Nous y travaillons. Notre objectif est de rappeler que notre engagement est celui de l’agriculture raisonnée », expose Mickaël Boudier. 

Cependant, l’éleveur regretterait que ce cas fasse école et que désormais, l’équipement de cette maternité devienne un minimum exigé car individuellement, les éleveurs ne pourront pas atteindre ce degré d’exigence.

 

Une mise en production fin 2012

L’avis du commissaire enquêteur est une première étape. Les six associés savent très bien que de nombreuses autres restent à franchir. Le Coderst donnera son avis, puis, ce sera au tour de la préfète. En obtenant l’aval de l’administration mi-2011, les agriculteurs pourraient sereinement envisager une mise en production fin 2012. « Nous avançons avec pour perspective les échéances réglementaires du bien-être animal de 2013 », cadre Mickaël Boudier. Cet outil collectif qui comptera 1028 truies et d’où sortiront 25 000 porcelets donnera aux six exploitations associées les moyens de poursuivre leur activité.                  

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