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« La gestion de l’eau est un acte technique, pas politique »

La gestion de l’eau en cette période de sécheresse a été au cœur des débats de l’assemblée générale d’Aquanide 79. Les irrigants présents sur le bassin du Thouet continuent de dénoncer la destruction des ouvrages au nom de la continuité écologique.

Guillaume Chamouleau président d’Aquanide Poitou-Charentes a affirmé que « s’il est noble de produire, alors il faudra développer la ressource, pas seulement substituer ».
Guillaume Chamouleau président d’Aquanide Poitou-Charentes a affirmé que « s’il est noble de produire, alors il faudra développer la ressource, pas seulement substituer ».
© C.P.

Les chiffres sont sans appel. « Entre septembre 2016 et juin 2017, 457 millimètres d’eau sont tombés sur le département. Un volume qui fait de cette période hivernale la seconde la plus sèche depuis 1959 », relevait le préfet des Deux-Sèvres lundi 19 juin lors d’une conférence de presse visant à mobiliser largement sur la question de l’eau (lire ci-contre). Quelques heures plus tard, à Saint-Maixent-l’École, les irrigants qui participaient à l’assemblée générale d’Aquanide 79 pointaient d’autres chiffres. Et particulièrement les résultats de leurs exploitations. « Mon banquier, tout comme la MSA d’ailleurs, ne s’occuperont pas de savoir si je suis venu écouter l’administration aujourd’hui quand il s’agira de rembourser mes emprunts ou payer mes cotisations », interpellait Guillaume Corbin, non pour contester l’évidente sécheresse mais pour fustiger les décisions « incohérentes » lorsqu’il s’agit de la mise en place d’une gestion horaires qui, d’un département à l’autre, crée deux poids deux mesures dans l’utilisation de la ressource. Elles sont également jugées « irrespectueuses » lorsqu’il s’agit de faire référence à un piézomètre inapproprié pour la gestion d’une zone.

« Nous sommes prêts à faire des efforts, à tenir une attitude responsable, poursuivait l’irrigant installé à Saint-Sauvant, dans la Vienne, sur le bassin de la Sèvre niortaise amont, mais dans la mesure où la gestion est un acte technique et pas un acte politique, dans la mesure où les irrigants sont associés et entendus lors de la définition des règles ».

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