Aller au contenu principal

La hausse des charges pèse sur le revenu des systèmes ovins

Conjoncture > Malgré une hausse des prix des agneaux de 1 %, celle plus importante des charges grève le budget. En moyenne, le revenu est de 25 000 euros par UMO.

L'année 2018 a vu une légère progression du prix des agneaux, avec des prix de contre-saison tirés par un pic très marqué à Pâques. Mais il faut surtout noter la reprise de l'inflation sur les charges opérationnelles et de structure. Elle pénalise particulièrement les systèmes intensifs, mais aussi les élevages achetant l'essentiel des aliments. L'actualisation annuelle des systèmes (« cas-types ») du dispositif Inosys-réseaux d'élevage permet d'estimer l'impact de la conjoncture économique sur le revenu potentiel des élevages ovins, selon la conduite de l'atelier et les productions associées. Ces chiffres ne représentent pas une moyenne des résultats obtenus en élevage, mais ils constituent une indication de la tendance qui devrait se dégager.

Reprise de l'inflation sur les charges

Sur l'ensemble de l'année, le prix des agneaux a progressé de 1 %. La conjoncture est surtout marquée par le retour de prix légèrement supérieurs au premier semestre (contre-saison) par rapport au second. Cette courbe des prix a permis aux systèmes intensifs, produisant davantage en contre-saison, de compenser la baisse de l'aide ovine et l'impact de la convergence des aides découplées. Cependant, elle ne suffit pas pour faire face à l'inflation sur les charges. L'Ipampa (indice des prix d'achat des moyens de production agricole) ovin viande a progressé de 3,8 % sur l'année, et parmi les principales augmentations, on peut citer les carburants (+19,5 %), les aliments achetés (+3,7 %) et les frais vétérinaires (+2,1 %).

Objectif de 25 000 euros pour les ovins spécialisés

Les revenus des trois cas-types ovins spécialisés de Poitou-Charentes sont de l'ordre de 25 000 EUR/UMO, pour des contextes de production et des structures très différents. Le plus petit système, avec 500 brebis sur 55 hectares en zone à bon potentiel, est caractérisé par la présence de maïs ensilage et l'accélération du rythme de reproduction. À l'opposé, le plus extensif détient 700 brebis sur 100 hectares tout en herbe, avec une part réduite de contre-saison et l'achat de tous les concentrés.

En système ovins-bovins viande intensif, avec 500 brebis et 60 vaches en système naisseur-engraisseur pour 2 UMO, la dégradation de la conjoncture bovine pénalise le revenu par UMO, sans toutefois passer sous le seuil de 20 000 EUR.

En système ovins-cultures, avec 400 brebis et 75 hectares de cultures, la meilleure conjoncture céréalière permet au revenu de repasser au-delà de la barre des 40 000 EUR.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Lettre d’un agriculteur à ses voisins

Je me permets de vous adresser ce courrier car (...) la période des semis des cultures approche à grand pas. J’exploite des…

La maraîchine, une bière locale « du champ au verre »
Deux brasseries artisanales, ancrées dans le Marais poitevin, se sont associées pour créer une nouvelle bière marquée « Valeurs…
La mort du bovin viande

Une nouvelle Pac se profile !

Le ministère propose une remise en cause du montant de l’enveloppe dédiée à la…

Le cuir, une histoire de famille
Rebecca Larapidie a créé Abak’art, sa marque de maroquinerie, pour laquelle elle utilise exclusivement les peaux de bovins élevés…
Un concours réussi et une belle dynamique au marché ovin de Parthenay
Le concours annuel des agneaux a donné lieu à une belle présentation, de l’avis des organisateurs. Au marché au cadran, la…
La pétition reste ouverte pour complément d’enquête
Le collectif BNM a défendu devant la commission PETI un examen approfondi du dossier des réserves.
Publicité