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Maïs ensilage
La météo a retardé les travaux d’ensilage

Les travaux d’ensilage se terminent dans le nord du département. Tardivement. Cela s’explique par des maïs semés plus tard ou des resemis, conséquences d’une année 2013 météorologiquement capricieuse.

Cette année, au Gaec du Chêne vert, les travaux d’ensilage ont été tronçonnés en trois périodes contre deux l’année dernière.
Cette année, au Gaec du Chêne vert, les travaux d’ensilage ont été tronçonnés en trois périodes contre deux l’année dernière.
© D.P.

Ce vendredi 4 octobre, le ciel est gonflé d’incertitudes.   “S’il ne pleut pas, on espère terminer vers 20 h”, souligne Joël Thomas, installé à Fontenay, à Mauzé-Thouarsais. L’éleveur de vaches laitières a débuté ses travaux d’ensilage tôt ce matin, lesquels doivent être le point final d’une année culturale compliquée. “Nous étions à court d’ensilage alors j’ai dû semer tôt, vers le 25 avril”, précise-t-il. Mais l’année 2013 et les conditions météorologiques médiocres qu’on lui connaît ont eu raison de plusieurs hectares. “Les maïs ont été noyés, il a fallu resemer 15 hectares le 14 juin. Cela nous a coûté cher.”
Cette année, au Gaec du Chêne vert, les travaux d’ensilage ont été tronçonnés en trois périodes  contre deux l’année dernière : 11 ha ont été ensilés fin août, 24 ha mi-septembre et 23 ha ce vendredi 4 octobre. La main remplie de maïs ensilage, Joël estime que, semé le 14 juin, il est tout de même correct. Un constat partagé par Florian, son fils : “La hauteur des maïs est inférieure de 50 cm à la normale. Ils ont été semés tard donc le rendement est moins important et le grain moins riche en amidon. Mais cela aurait pu être pire”.
Sur le canton de Saint-Varent, les travaux d’ensilage ont également été tardifs. “Sur les 530 hectares à ensiler, il en reste 180. On est en retard”, expliquait, fin septembre, Régis Morisseau, de la cuma La Fontaine. Et d’ajouter : “Les maïs auraient besoin d’un mois de plus car certains ont été semés très tard, courant juillet. Mais nous n’attendrons pas, les travaux d’ensilage se termineront la semaine prochaine même si la qualité est moyenne. Plus on attendra, plus elle sera médiocre.”
Philosophes. Voilà l’état d’esprit de Joël, Florian et Régis. La meilleure attitude à adopter face à la météo qui règne en maîtresse sur l’agriculture “Il faut s’adapter”, concède Damien Berteau, technicien chez Alicoop. Lequel recommande de ne pas trop attendre pour ensiler : “Il est préférable d’ensiler fin août car plus on attend, plus le maïs ensilage perd en sucres. Il faudra donc compléter les rations. Maintenant, il ne faut plus attendre car plus les jours passent, plus on perd en degrés.”

Sous le signe de l’hétérogénéité
“Les maïs ensilage sont vraiment différents sur la zone de la coopérative. Sur le secteur de Fenioux, Le Beugnon et Le Rétail où les travaux ont été réalisés entre le 10 et 20 septembre, le maïs semé fin avril-début mai est riche en amidons, en glucides ruminaux, il n’a pas connu de stress hydrique”, souligne Damien Berteau, estimant le rendement à 15 voire 16 t de MS/ha. Le technicien note également un bon rapport grain-fourrage. Alors que du côté de Coulonges-sur-l’Autize où les travaux d’ensilage ont été réalisés fin août, le stress hydrique a été de la partie. “Un rendement de 12 voire 13 t de MS/ha, des terres séchantes, des feuilles grillées, beaucoup de fourrages et pas assez de grains”, annonce-t-il pêle-mêle. Avant de conclure : “Ce fut une année atypique pour toutes les cultures”.

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