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La motivation des jeunes à l’épreuve des robots

En BPREA par apprentissage, les jeunes rencontrés à Melle envisagent majoritairement l’installation. Nés avec les nouvelles technologies, ils redoutent néanmoins que celles-ci ne les privent des tâches qui sont à la source de leur motivation.

Les sept apprentis, ici avec leurs formateurs Gilbert Bouchaud et Emmanuelle Cailleton, ne souhaitent pas voir les nouvelles téchnologies dénaturer le métier. En revanche, ils espèrent qu’elles leur permettront d’alléger à terme le poids des tâches administratives.
Les sept apprentis, ici avec leurs formateurs Gilbert Bouchaud et Emmanuelle Cailleton, ne souhaitent pas voir les nouvelles téchnologies dénaturer le métier. En revanche, ils espèrent qu’elles leur permettront d’alléger à terme le poids des tâches administratives.
© C.P.

Sept jeunes, sept parcours, sept projets mais une réalité commune : le contact avec les animaux, la mise en ½uvre des travaux des champs, le travail en extérieur, sont le point d’ancrage de la motivation de ces élèves pour le métier d’agriculteur. Dylan 21 ans, Dimitri et Sandy 20 ans, Mathilde et Pierrick 19 ans, Sarah et Kévin 18 ans, poussés par leur formateur à s’ouvrir aux nouveaux outils de production, posent quelques réserves inattendues. En première année de BPREA par apprentissage au CFA de Melle, nombre de ces jeunes comptent déjà une solide expérience professionnelle acquise au cours de deux années de CAP et un an de BPA par apprentissage. « Ils ont deux ans pour aller plus loin », pose Gilles Bouchaud, formateur en informatique.

Pour devenir responsable d’exploitation agricole, ces passionnés d’agriculture doivent apprendre à sortir du c½ur du métier pour élargir leurs connaissances, développer leur esprit critique et augmenter leur capacité à faire des choix, définir des stratégies. Pour les y inciter, l’équipe enseignante leur offre matière à réagir en évoquant notamment la multiplication des rotos ou robots de traite dans les élevages, les systèmes de guidage par GPS qui gagnent de nombreux tracteurs, l’engagement de Fendt en 2015 dans un programme visant la mise au point d’une véritable flotte de robots pilotée par GPS qui prend en charge les opérations de semis dans les parcelles. « Les réactions sont assez surprenantes pour des générations qui sont nées avec les nouvelles technologies », s’étonne Gilles Bouchaud.

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