Aller au contenu principal

La qualité n’est pas un « vin » mot

C’est une récolte qui promet. La précocité des vendanges, entamées cette semaine dans le nord du département, favorise la qualité à défaut de quantité. Rencontre avec Sébastien Prudhomme, viticulteur et Aurélien Goussé, maître de chais.

Sébastien Prudhomme écoule 60 % de sa production en vente directe, le reste en négoce. Ses deux produits stars sont le crémant de Loire et le cabernet d’Anjou.
Sébastien Prudhomme écoule 60 % de sa production en vente directe, le reste en négoce. Ses deux produits stars sont le crémant de Loire et le cabernet d’Anjou.
© FLD

«Cette année sera un bon millésime avec une bonne précocité. Et la précocité favorise la qualité ». Les vendanges auront de l’avance, environ trois semaines par rapport à 2016. La récolte sera en baisse, une tendance nationale due à différents épisodes climatiques dont le gel qui a touché plusieurs régions viticoles de l’Alsace au Bordelais. À la tête de 26 hectares de vignes sur deux AOC (Anjou et Saumur), Sébastien Prudhomme, du Domaine de La Roche Lambert à Mauzé-Thouarsais, fait partie de la vingtaine de viticulteurs du nord Deux-Sèvres qui récoltent en ce moment les fruits d’une année de travail. « C’est très variable d’un vigneron à un autre, le gel n’a pas forcément touché tout le monde. Ici, environ un quart du vignoble a gelé fin avril ». Moins de quantité mais plus de qualité. « Généralement, moins les vignes produisent, meilleure est la qualité ».

« Les vendanges, c’est une source de satisfaction car normalement, quand on a bien travaillé, la nature nous récompense ». Une récompense qui se mérite et qui donne forcément quelques sueurs froides en redoutant le pépin météo. C’est donc parti pour six semaines de récolte pour proposer à la vente de l’Anjou rouge, rosé de Loire, blanc, Cabernet d’Anjou, Crémant de Loire et Saumur rouge. Les plus prisés dans les rayons ? « Les deux produits phare sont les crémants de Loire et le cabernet d’Anjou. Ce sont les vins à la mode : bulles et rosé. Ils représentent 80 % des ventes en magasin. Il faut espérer que les ventes de Champagne marchent le plus longtemps possible car si elles fonctionnent, cela fait de la place aux crémants », indique Sébastien.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agri79.

Les plus lus

Benjamin, ambassadeur de la jeune agriculture
Toute cette semaine, les jeunes agriculteurs ont mis un coup de projecteur sur l’installation, en multipliant les vidéos et…
Installation agriculture Deux-Sèvres Clément Charron
Reprendre et moderniser, pour faire rempart au lait étranger
En reprenant la ferme familiale à La Chapelle-Bertrand, Clément maintient le fragile tissu des exploitations laitières deux-…
Le veau Paillard, un pari sur l’avenir à plus de 21000  euros
La campagne de vente de la station de Lanaud, en janvier, a permis à quatre éleveurs de Charente et de la Vienne de décrocher le…
L’usine de Thouars donne vie à la filière 100% bio Oleosyn
Les groupes Avril et Terrena ont investi 5,7 millions d’euros dans un outil de trituration de graines bio à Thouars. Opérationnel…
Pas de semis direct sans la philosophie qui va avec
Le semis direct, encore marginal, se répand dans les champs. Les Cuma s’équipent, un semoir made in Deux-Sèvres s’exporte dans le…
La vente de taureaux des Sicaudières se tiendra en présentiel et en ligne
Le 12 mars, la station d’évaluation du lycée agricole de Bressuire proposera 35 taureaux à la vente. Dernière vente de charolais…
Publicité