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La Safer est un acteur aussi observateur

Au-delà de son intervention dans la répartition du foncier rural, la Safer est l’organisme privilégié pour observer les tendances ou les menaces concernant l’usage du foncier, support de l’activité agricole.

Selon le président de la Safer Poitou-Charentes, Patrice Coutin, le système français de régulation du marché foncier rural est un exemple dont les autres pays européens cherchent à s’inspirer.
Selon le président de la Safer Poitou-Charentes, Patrice Coutin, le système français de régulation du marché foncier rural est un exemple dont les autres pays européens cherchent à s’inspirer.
© Ronan Lombard

L’Europe n’a pas sa souveraineté alimentaire. « Nous avons besoin que des jeunes s’installent » et « d’éviter que d’autres pays viennent prendre des surfaces pour assurer leur souveraineté alimentaire », alors que « l’Union européenne importe l’équivalent de 20 % de sa surface agricole. » Le président de la Safer Poitou-Charentes, Patrice Coutin, constate qu’à ce sujet, « les consciences s’éveillent » et les Safer, parfois décriées par certains acteurs du monde agricole, alertent et deviennent un espoir pour contrer le phénomène ».


À l’occasion de son assemblée générale du 10 juin, la Safer Poitou-Charentes rappelle que 90 % des 4 550 ha qu’elle a rétrocédés en 2015 servent à des projets agricoles, avec en premier lieu le soutien à l’installation (89 premières installations en 2015 en ont bénéficié). La dernière loi de modernisation « a renforcé les Safer mais n’est pas allée assez loin », estime le président.
S’il voit plutôt d’un bon œil l’arrivée d’investisseurs étrangers souhaitant s’installer, dans des zones où il y a relativement peu d’acteurs locaux intéressés par la reprise de foncier notamment, il se montre inquiet vis-à-vis de démarches d’investissement telles que celle opérée depuis 2014 par des acteurs chinois dans le Berry. En reprenant 98 à 99 % des parts de sociétés agricoles, ils ont constitué une unité de production qui contrôle déjà plus de 1 750 ha. Dans la mesure où le transfert ne concerne pas 100 % des parts sociales, la Safer n’a aucune possibilité d’intervenir pour privilégier des opérateurs plus en accord avec l’intérêt national que cet investisseur aux intentions finales méconnues.

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 17 juin 2016

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