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Fruits et légumes
L’Acpel poursuit ses expérimentations

Lors de son assemblée générale téléphonique du 8 avril, l’association est revenue sur les différents essais qu’elle mène ou auxquels elle collabore.

Treize actions ont été menées sur dix-huit exploitations du Poitou-Charentes et la majorité sera reconduite l’année prochaine.
© Légumes & Co

L’Association collaborative de production d’expérimentations et de références légumières (Acpel) a organisé le 8 avril son assemblée générale, transformée pour l’occasion en réunion téléphonique. Tony Thibault, son président, est revenu sur le financement des actions, compliqué ces dernières années par la baisse des apports publics, même si les collectivités régionales et départementales continuent à soutenir des projets. L’association explore d’autres pistes et s’est ainsi impliquée dans des « projets multi-partenariaux et d’envergure nationale », à l’image de Synergies sur la maîtrise des fusarioses ou de Melvaresi pour la protection des melons.

Le coeur du travail de l’Acpel, les expérimentations, a été présenté aux participants par le responsable de la structure, David Bouvard.

En 2019, 13 actions ont été menées, sur 18 exploitations de l’ex-région Poitou-Charentes. Des essais variétaux ont eu lieu sur les pommes de terre et melons. Pour les premières, le comportement agronomique, qualitatif et la résistance de variétés primeurs ont été évalués à l’occasion d’essais menés en Charente-Maritime.

Une autre étude qualitative, sur des variétés destinées aux circuits courts, et portant notamment sur la résistance au mildiou, s’est déroulée dans la Vienne. Sur les melons, les tests ont été menés avec les sociétés Soldive à Craon (86) et Médis, mais aussi avec Le Rouge Gorge à Cuhon (86). Certains de ces essais se poursuivront l’an prochain, et un autre sera lancé sur des melons de plein champ destinés aux circuits courts.

Un programme sur les plantes répulsives

La protection des cultures a évidemment fait l’objet de plusieurs études. Ainsi, la lutte contre les principales maladies du melon, à savoir sclérotinia, bactériose et mildiou, était au centre de trois tests. D’autres travaux ont été menés dans la Vienne dans le cadre des projets Melvaresi et AgrecoMel pour étudier le comportement face aux bio-agresseurs tout en limitant les traitements phytopharmaceutiques. Un enjeu qui est aussi celui de la participation de l’Acpel au projet Re-Sources du bassin-versant de l’Arnoult, où l’évolution des pratiques agricoles vise à améliorer la qualité de l’eau.

En agriculture biologique, deux essais ont eu lieu, dont un au Gaec Légumes & Co à Combrand (79). L’objectif y était le développement de pratiques innovantes pour éviter l’utilisation d’herbicide sur les couverts végétaux et favoriser l’implantation directe des cultures en maraîchage. Tous ces travaux seront poursuivis en 2020.

L’Acpel va également participer au projet Repulse du programme Casdar afin d’étudier la protection de cultures légumières contre les thrips, les pucerons et les mouches à l’aide de plantes répulsives. Dans un premier temps, les travaux se dérouleront en laboratoire pour identifier les végétaux et comprendre leur fonctionnement. « Notre participation sur le terrain ne commencera vraiment qu’en 2022, indique David Bouvard. On essaie de demander de plus en plus aux agriculteurs de témoigner sur les techniques ». Quand il s’agit de diffuser les connaissances, « la parole des producteurs est souvent plus importante que celle des techniciens ».
 

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