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« L’agriculture biologique n’est plus une simple niche »

Tenant une place importante au cœur du Grenelle de l’environnement, l’agriculture bio fera désormais son état des lieux annuel lors d’une conférence régionale.

« L’intérêt des consommateurs pour le bio se concrétise », commente Élisabeth Mercier.
« L’intérêt des consommateurs pour le bio se concrétise », commente Élisabeth Mercier.
© DR

Le Grenelle de l’environnement prévoit la mise en place d’une conférence annuelle de l’agriculture biologique au niveau des régions. Voilà qui est chose faite en Poitou-Charentes. Les aficionados de la ponctualité repasseront (la conférence était initialement prévue en novembre 2008). Point positif de ce report au 12 janvier 2009, la présence d’Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. « Il faut accentuer la formation et la recherche pour le développement de l’agriculture bio. La valorisation des produits passe par la structuration des filières. »
La région Poitou-Charentes a établi un plan 2008-2012 pour le développement de l’agriculture biologique. L’objectif fixé à l’échéance est de parvenir à 5 % de surface agricole utile en biologique, soit 88 100 hectares. « Nous voulons créer un répertoire régional des exploitations en bio, continue Colette Balland, conseillère régionale, pour que les agriculteurs aient des références avant de se convertir. »
« Le développement passe aussi par les organisations de producteurs. Nous espérons 20 nouveaux points de vente qui concerneraient plus de 60 producteurs. » La pérennité de l’agriculture biologique passe par les jeunes consommateurs (20 % de repas bio en restaurants scolaires d’ici 2010) et les futurs agriculteurs. Plusieurs projets sont à l’étude dans les lycées agricoles : conversion en bio de l’atelier  porc à Melle et de l’exploitation du lycée de Venours, extension aux Sicaudières à Bressuire avec un deuxième bâtiment avicole bio et sept hectares de culture supplémentaires.

80 % des objectifs atteints
L’objectif 2008 était fixé à 100 conversions en agriculture biologique. Agrobio Poitou-Charentes a enregistré quelque 80 conversions. La Région met le cap sur 120 exploitations en 2009 et sur la création d’un groupement de producteurs maraîchers. Le soutien financier à la filière passe par le réseau associatif (Agrobio Poitou-Charentes et quatre groupements d’agriculture biologique) depuis 2005. L’enveloppe 2009, de 700 000 euros, est semblable aux deux années précédentes. En trois ans, le soutien régional direct aux exploitations a concerné 35 projets.

Plafond à 15 000 euros
L’État affiche d’ambitieux objectifs à l’horizon 2012. Pour y parvenir, 2009 sera marquée par le déplafonnement des aides censé accroître les conversions.
Jusqu’alors limitée à 7 600 euros par an et par exploitation, l’intervention de l’État et du Feader atteint désormais 15 000 euros, soit une enveloppe nationale de 1,5 milliard d’euros. « Cela permettra peut-être à des structures de plus de 60 hectares de franchir le cap de la conversion. Voilà qui ouvre de belles perspectives à l’agriculture biologique. »

En chiffres
L’agriculture biologique concerne 30,5 millions d’hectares dans le monde en 2006. Ces chiffres ont été multipliés par 3 depuis 1999. Dans l’Union européenne, c’est 6,8 millions d’hectares répartis sur 180 000 exploitations. Les surfaces ont augmenté de 5 % entre 2006 et 2007, même si la hausse n’est pas aussi spectaculaire qu’au début des années 2000.
En France, 2 % de la SAU est cultivée en bio, soit 557 133 hectares pour 11 978 exploitations. Plus de 4 Français sur 10 consomment régulièrement un produit bio. La demande n’a de cesse d’augmenter, en France comme en Europe.

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