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Afdi
« L’agriculture togolaise a beaucoup de potentiel »

Lors du dernier conseil d’administration de la Fnsea79, Pascal Berteau, membre du bureau, a détaillé son récent voyage au Togo, organisé par Afdi.

« Comme c’était ma première expérience au Togo, j’ai  passé beaucoup de temps à rencontrer des agriculteurs dans les villages », confie Pascal Berteau.
« Comme c’était ma première expérience au Togo, j’ai passé beaucoup de temps à rencontrer des agriculteurs dans les villages », confie Pascal Berteau.
© DR

«C’était mon premier voyage au Togo, mon premier voyage en Afrique. » Le 5 février dernier, Pascal Berteau, agriculteur à Nueil-les-Aubiers, s’est envolé pour une mission découverte de onze jours avec Agriculteurs français et développement international (Afdi). Objectif premier de cette mission : accompagner une organisation paysanne, l’Union des agriculteurs de la région des plateaux,  dans sa demande de subvention à l’Union européenne. La structure, créée en 1997, a besoin de cette subvention pour poursuivre son développement. Les autres thèmes de cette mission étaient la commercialisation, l’accès au crédit et la mécanisation. « J’ai un peu participé à ces travaux, mais comme c’était ma première expérience au Togo, j’ai  passé beaucoup de temps à rencontrer des agriculteurs dans les villages », confie Pascal Berteau. L’agriculteur s’était bien préparé à ce voyage. Il s’était renseigné sur le niveau de développement du pays, il avait vu des photos. Mais de village en village, la réalité l’a rattrapé, même surpris. Partir avec Afdi, c’est accepter de remettre en cause ce que l’on tenait pour acquis  et emprunter des chemins inconnus. « Ce qui m’a le plus étonné ? Je ne m’attendais pas à voir autant de verdure. L’agriculture togolaise a beaucoup de potentiel », souligne l’agriculteur deux-sévrien. Du potentiel, mais aussi d’énormes défis à relever : « J’ai été surpris par le nombre d’enfants dans les villages. Ils vont devoir s’organiser pour nourrir tout le monde». Au cours de cette mission, « la gentillesse des gens » l’a particulièrement ému. Et d’ajouter : « J’ai été choqué par la dureté du travail accompli par les femmes. Elles doivent tout porter sur la tête, aller chercher l’eau à la rivière… Et elles ont une grande volonté de réussir ». Les rencontres avec les paysans relais l’ont beaucoup marqué : « Ce sont des jeunes qui sont formés pour former à leur tour d’autres agriculteurs. Ce sont des personnes de qualité, motivées, qui travaillent bénévolement plusieurs jours par semaine ». De retour en France, l’agriculteur a repris ses activités, presque comme avant. « Aujourd’hui je relativise mes propres problèmes, confie-t-il. Au final, je ne regrette pas cette expérience et j’invite tous ceux qui le peuvent à partir en mission et à s’impliquer dans un projet de développement », lance-t-il. Pour Thierry Boudaud, président d’Afdi , ces missions sont très importantes : « Accompagner l’agriculture du Sud permet de prendre du recul et de conférer une certaine ouverture à l’engagement syndical du Nord ». Et de conclure : « Si parfois, certains se demandent à quoi sert un syndicat, la situation au Togo montre toute la nécessité de disposer d’une organisation paysanne. »

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