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FDCUMA
Le fonctionnement du groupe, gage de la réussite en cuma

Quelques règles bien établies concernant le fonctionnement des groupes ont été rappelées lors de l’assemblée des Cuma. Elles sont indispensables aux agriculteurs pour collaborer et s’adapter.

Les groupes doivent prendre en compte de nouveaux objectifs : économique, technique, humains et d’organisation interne.
Les groupes doivent prendre en compte de nouveaux objectifs : économique, technique, humains et d’organisation interne.
© G. R.
Derrière le matériel utilisé et géré en commun dans les Cuma, il y a un groupe d’agriculteurs. Le ciment de ce groupe reste donc ces machines toujours plus puissantes, plus précises. Et parce que les agriculteurs s’adaptent, les Cuma s’adaptent. Elles sont 190 aujourd’hui dans le département. Dans le cas général on passe ou on est passé de deux à une cuma par commune. Ces phases d’adaptation structurelles nécessitent de revoir les dimensions humaines et organisationnelles qui vont permettre de durer. « Un groupe plus grand impose une révision en profondeur du projet coopératif. Il doit prendre en compte les nouveaux objectifs économiques, techniques, sans ignorer les aspects humains et d’organisation interne », a-t-on expliqué lors de l’assemblée générals de la fédération départementale, la semaine dernière à Largeasse. « Or, expliquait Régis Branchu, directeur, derrière le mot cumiste, tout le monde ne met pas le même sens », parce qu’on est en présence d’une diversité croissante d’exploitations. Les agriculteurs eux-mêmes sont différents. « Leur seul point commun, soulignait Marie-Thérèse Audrain, est d’être agriculteur sur un territoire. Ils affichent des différences de production, d’intensification, d’ambition… ». Enseignante et consultante en organisation de groupes, elle insistait sur la nécessité de « structurer » les groupes. « Pour cela, il faut clairement établir des règles de fonctionnement. Elles doivent être écrites, équitables, lisibles. Et ne pas oublier les sanctions ! ». Selon elle, « il vaut mieux trois ou quatre règles auxquelles on ne déroge pas, qu’un règlement qu’on ne sort du tiroir ». Lever les freins au développement de la mécanisation en commun, thème de son intervention,  ne s’improvise pas. Y compris quand le groupe fait appel à un salarié. « Il arrive que le salarié soit le révélateur des malentendus quand des difficultés apparaissent entre un conseil d’administration et les adhérents. » Cependant, explique Régis Branchu, avec des salariés et par rapport au passé du mouvement, les groupes ne fonctionnent pas plus mal. Toutefois, prévient-il, « la technique et l’économie d’une part, le fonctionnement du groupe d’autre part, doivent avancer ensemble». Toutes les évolutions nécessitent donc d’anticiper pour que les adhérents ne soient pas pris de court. « Il en va du crédit du mouvement », résumait Marie-Thérèse Audrain, qu’il s’agisse de conforter les groupes ou d’utiliser des techniques nouvelles. Tassement du chiffre d’affaires
Les achats de matériels restent importants mais en 2010, on observe une stabilité des investissements. La fenaison a de plus en plus d’adeptes, les épandeurs à fumier sont de plus en plus précis et les surfaces récoltées par les moissonneuses- batteuses progressent.La baisse de l’activité fauche et round baller en raison de la sécheresse de 2010, explique en grande partie, le tassement du chiffre des Cuma du département (- 1,2%). En moyenne,  en 2010, il s’élève à 69 900 euros par Cuma.Les amortissements (52% des charges des Cuma) varient de 46% dans les Cuma dont le chiffre d’affaires est supérieur à 150 000 euros, à 60% dans celles dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 500 euros.
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